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11.09.2007
Sarkozy et les scandales d'Etat
An I de l'ère Sarkozy, paix et amour.
Il y a cent vingt huit jours, Nicolas Sarkozy devenait président de la République. Passée la stupeur et l'élan du départ, beaucoup d'eau a passé sous les ponts. Nous avons eu le droit à un Parlement transformé en chambre d'enregistrement, un Premier Ministre changé en valet contraint à cacher ses initiatives pour ne pas se faire doubler par le Président, des ministres relégués au rôle d'exécutants. Et dire que notre bien aimé président s'était estimé blessé par la petite phrase de Jacques Chirac, "je décide, il exécute". Notre régime s'en est trouvé changé, l'hyper président a fait des ravages, et l'on se dirige doucement vers un régime présidentiel à la façon des Etats-Unis.
Pourtant, nombreux sont ceux qui ont essayé de le destabiliser. Passons sur les gaffes de plusieurs, telle la publicité pour un camembert bien connu, qui soulignait que le succès du Président tenait à sa cloche, en pleine affaire de libération des infirmières libyennes. Passons aussi sur le Président en kayak avec ses Ray-Ban ou en yacht avec ses homards, sur Cécilia Sarkozy se promenant en tongs dans les rues de Wolfeboro au plus fort d'une angine blanche ou de l'abordage par son époux d'un hors bord de photographes. Tout cela ne serait pas grave s'il ne s'agissait pas de cultiver un certain déjà-vu.
Sarkozy se prend-il pour Kennedy ? On l'a souvent dit, même si l'apparence physique, la fausse proximité avec la populace et l'antipathie de Cécilia Sarkozy vont à rebours du mythe. Qui croit-on berner, avec cette posture de star, ces gesticulations ? Kennedy, de mon humble point de vue, était un homme qui savait parfaitement capter la misère de ces compatriotes, leur promettre des lendemains qui rient tout en cachant son appartenance à une famille extrêmement puissante et sa collusion avec les milieux mafieux. Sarkozy n'est rien de tout cela : il promet l'austérité et malgré toutes ses pirouettes ne paraitra jamais aussi proche des gens qu'un Chirac ou un Kennedy.
Et ce ne sont pas les derniers échos qui viendront perturber cette impression. Jusqu'à l'audience préliminaire de Jean Sarkozy ce matin, où l'absence d'état-civil complet a été balayée par un "je crois que son père s'appelle Nicolas et sa mère Marie", comme si Jean Sarkozy par sa naissance était au dessus des lois : le fils du Roi n'a pas besoin d'état civil, il est lui même et n'a besoin de rien ni personne pour le prouver...
En clair, Sarkozy ne se débrouille pas trop mal, mais à force de grimaces en privé, il risque à terme de faire monter les rancunes et les hostilités. Quel dommage de réduire une approche politique enfin novatrice par des affaires, des cancans et des écarts bien inutiles...
12:56 Publié dans UMP, la barre à droite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, Sarkozy






