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25.09.2007

Politique française, quatre mois plus tard

An I de l'ère Sarkozy, paix et amour (... quelques jours plus tard)

 

Nous voici donc tous rentrés dans nos pénates, prêts à en découdre, qui avec le boulot, qui avec les cours, qui les deux, avec notre prometteur avenir. Pendant ce temps là, Nicolas le Petit veille sur nous, et tout le monde est content. Tout le monde ? Parions que non.  En tous cas certainement pas le PS et le MoDem.

 

Les socialistes à la cueillette aux idées-champignons

Après le magnifique bouquet de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle, au début du mois de Septembre, les couteaux ont été tirés et les jeunes pousses du parti ont disparu aussi soudainement qu'elles étaient apparues. Sans programme, pleine de rancoeur, la gauche semble absente, rencentrée sur son nombril, à l'exception complète du reste du Monde. Passons sur Lionel Jospin qui, la défaite passée, se sent pousser des ailes et reprendrait bien le parti. Soyons clair, une telle posture serait l'arrêt de mort du PS : après avoir perdu deux fois l'élection présidentielle et multiplié les gesticulations, il ne risque pas de ressuciter les grandes heures de la gauche. Avec DSK parti manger dans la main de Sarkozy pour un poste au FMI, Royal rejetée par les adhérents, Montebourg couvert d'une image brouillonne, la gauche semble s'être évanouie dans la nature, sans espoir de retour. Et ce n'est pas François Hollande qui pourrait inverser la tendance. 

 

Le MoDem en panne

Après la défaite aux élections présidentielles et la défection du Nouveau Centre, que reste-t-il du MoDem ? Rien du tout ou presque. Les quelques interventions de François Bayrou à la télévision m'ont profondément déçu, la moindre question corsée était étouffée par la langue de bois, aucun projet ne semble se distinguer, aucune idée poindre. Triste bilan : pourtant rien n'est pardu ! Le MoDem compte désormais plus de 80 000 adhérents, encore bien loin des 350 000 adhérents de l'UMP ou des 250 000 du PS, mais tellement plus que les 35 000 d'avant la présidentielle. Le MoDem, malgré les défections,  garde une partie de ses cadres, ceux décidés à faire de ce vieux parti de notables un parti de masse, qui veux jouer dans la cour des grands. En bref, à peine mieux que le PS, mais avec un peu d'espoir en une capacité de recréation dont le PS, on l'a vu, manque cruellement pour l'instant.

 

Et les autres ?

Eh bien les autres, ce n'est ni blanc, ni noir, juste le néant : la rentrée politique approche et Olivier Besancenot campe sur la plage à Biscarrosse et ennuie Monsieur le maire de Biscarrosse Alain Dudon qui le mérite bien, Arlette Laguiller est à la retraite, les Verts essayent de composer avec les Communistes au sein d'un groupe commun à l'Assemblée et le Nouveau Centre se rend compte, un peu tard, qu'il n'a ni argent, ni audience. Pire, il doit compter avec le spectre d'un renouvellement ministériel qui le mettrait à mal. Qui en effet a entendu le dernier communiqué de presse du Nouveau Centre, s'étonnant de la position du gouvernement dans le débat sur les tests génétiques appliqués au rapprochement familial ? Qui sait que le Nouveau Centre ne recevra aucune subvention publique, n'ayant pas atteint le seuil des 1% dans cinquante circonscriptions ?  Le Nouveau Centre n'a pas de militants, pas de leader, pas de programme, il est quelque part normal qu'il n'ait pas d'argent... Ne parlons pas du FN, que l'on écoute même plus, du MPF entré en hibernation pour cinq ans ou de CPNT et Schivardi qui ne reparaitront pas de sitôt. La Berezina complète.

Alors que faire ? Attendre, laisser le temps au temps. Sarkozy ratera forcément quelque chose, à moins que sa délicieuse épouse ne le plante avant, le PS continuera à s'embourber et le MoDem à se reconstruire. Et qui sait, en 2008, les municipales seront peut être l'occasion d'une évolution.  

12:05 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, PS, MoDem, Nouveau Centre