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28.09.2007

The way we cry

Autant attaquer franchement, cet article n'aurait jamais dû s'appeler ainsi. J'avais pensé à "l'Amérique m'a tueR", tellement commun, et puis mon esprit a suivi son chemin et je me suis retrouvé là, entouré des ombres de mon passé, à regarder les images d'un autre monde, d'une autre époque, plus glorieuse, plus heureuse. J'ai trépassé par l'Amérique toute entière, par ses habitants et ses paysages, mes amis et mes folies, Washington et Los Angeles, Boston et San Diego, Tijuana et Irvine, comme autant de souvenirs qui se heurtent en moi et m'empêchent de trouver le repos.

 Parce qu'aujourd'hui il fait mauvais avoir vécu l'inoubliable de l'autre coté de l'Atlantique : Sarkozy y va en touriste, DSK en conquérant, je reçoistous les jours des photos de ces époquesbénies sans pouvoir ne pas les contempler sans fin. Hier il s'agissait des photos des monuments de Wahington, aujourd'hui la page de présentation du programme de UCLA à Washington DC, avec les photos de tous ces gens que l'on a connu, que l'on apprécié, qui nous ont fait vivre au delà de ce que l'on croyait possible, comme sentir le vrai sens de la vie. 

 My heart is burning, to the ground...

 Alors pourquoi la France me déprime-t-elle ? Parce qu'elle est petite, étroite d'esprit, compliquée, recroquevillée sur elle-même, en un sens rabougrie de ses rêves de grandeur et de sa petitesse présente. Comment expliquer que la France n'est rien quand on a touché à la grandeur, comment dire que les pompeux rêves de supériorité intellectuels de tous ces étudiants français ne sont rien à coté du sentiment invincible d'assurance qui occupe la société américaine ? Une société de la débauche, me direz vous. Une société basée sur les sensations, vous répondrai-je. Une société inégalitaire, argumenterez-vous, un monde où avoir de l'argent ne veut pas dire escroquer, un monde où vivre est permis, non pas comme la France où le riche se cache et rejette la tentation du progrès. Vivre quelques mois aux Etats-Unis, dans ces centres de la vie américaine que sont Los Angeles et Irvine, n'est pas un simple voyage, c'est une réinvention.

 Courir sur une plage mexicaine un 11 novembre, aller à la plage de Newport Beach dix jours avant Noël, courir les rues du Little Italy de Boston avec le soleil couchant pour seule lumière, voir le soleil qui se lève sur le Jefferson Memorial et Lincoln irradier de blancheur à la nuit tombée, sentir le parfum ds fleurs dans Rock Creek Park, diner à des heures indues, juste vivre : est-ce seulement possible en France ? Mon extase tient à peu, sans doute. Ai-je l'espoir de revivre ce peu un simple jour ? Peut être  dans un autre monde, à une autre époque...

Ô Pierre, Audrey, Igor, John, Carlos, Elizabeth, Collin, Larry, Claudia, Federico, Ashley, Stephanie, Sarah, Kim, Phong, Ryan, Heather, Andrea et tant d'autres dont le nom d'échappe déjà, que ne sommes nous restés plus longtemps dans la Capitale ! Que n'avons nous vécu plus fort encore, plus intensément ces moments extraordinaires, ces rencontres avec les sénateurs, les gouverneurs, ces cours sans fin, ces balades interminables, ces diners mémorables... Juste vivre, comme si désormais plus rien n'avait d'importance que de conserver intacts ces moments de joie à jamais passé. Avec l'espérance d'un jour reconcrétiser l'espoir.

Overall, his quarter in Washington was an unforgettable time. Let's try to remember it as a wonderful moment, just because we loved our time there...

20:45 Publié dans USA on the ground | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyages, Etats-Unis, Washington, Los Angeles, Irvine, blog, carnet