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30.09.2007

Petite info qui tue...

Voici une magnifique information publiée par le journal Le Monde sur son site internet en date du 28 Septembre 2007...

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, est apparu beaucoup plus souvent dans les journaux télévisés que son prédécesseur, Jacques Chirac. Selon le dernier baromètre Ina'Stat, établi par l'Institut national de l'audiovisuel (INA), M. Sarkozy est apparu 224 fois de mai à août, contre 94 pour M. Chirac sur la même période, en 1995. Sur la période mai-août 2007, Ségolène Royal, avec 100 citations, arrive derrière M. Sarkozy. Ce classement, qui prend en compte les éditions d'information du soir des six chaînes nationales hertziennes, comptabilise le nombre de passages dans les JT qu'elle qu'en soit la forme.

 Oui, vous avez bien lu, entre le premier mai et le 31 août, soit 123 jours, Nicolas Sarkozy est passé à la télévision 224 fois, soit quasiment deux fois par jour, sur les six chaînes françaises... Et on ose mettre en doute le trop plein de présence ?

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28.09.2007

The way we cry

Autant attaquer franchement, cet article n'aurait jamais dû s'appeler ainsi. J'avais pensé à "l'Amérique m'a tueR", tellement commun, et puis mon esprit a suivi son chemin et je me suis retrouvé là, entouré des ombres de mon passé, à regarder les images d'un autre monde, d'une autre époque, plus glorieuse, plus heureuse. J'ai trépassé par l'Amérique toute entière, par ses habitants et ses paysages, mes amis et mes folies, Washington et Los Angeles, Boston et San Diego, Tijuana et Irvine, comme autant de souvenirs qui se heurtent en moi et m'empêchent de trouver le repos.

 Parce qu'aujourd'hui il fait mauvais avoir vécu l'inoubliable de l'autre coté de l'Atlantique : Sarkozy y va en touriste, DSK en conquérant, je reçoistous les jours des photos de ces époquesbénies sans pouvoir ne pas les contempler sans fin. Hier il s'agissait des photos des monuments de Wahington, aujourd'hui la page de présentation du programme de UCLA à Washington DC, avec les photos de tous ces gens que l'on a connu, que l'on apprécié, qui nous ont fait vivre au delà de ce que l'on croyait possible, comme sentir le vrai sens de la vie. 

 My heart is burning, to the ground...

 Alors pourquoi la France me déprime-t-elle ? Parce qu'elle est petite, étroite d'esprit, compliquée, recroquevillée sur elle-même, en un sens rabougrie de ses rêves de grandeur et de sa petitesse présente. Comment expliquer que la France n'est rien quand on a touché à la grandeur, comment dire que les pompeux rêves de supériorité intellectuels de tous ces étudiants français ne sont rien à coté du sentiment invincible d'assurance qui occupe la société américaine ? Une société de la débauche, me direz vous. Une société basée sur les sensations, vous répondrai-je. Une société inégalitaire, argumenterez-vous, un monde où avoir de l'argent ne veut pas dire escroquer, un monde où vivre est permis, non pas comme la France où le riche se cache et rejette la tentation du progrès. Vivre quelques mois aux Etats-Unis, dans ces centres de la vie américaine que sont Los Angeles et Irvine, n'est pas un simple voyage, c'est une réinvention.

 Courir sur une plage mexicaine un 11 novembre, aller à la plage de Newport Beach dix jours avant Noël, courir les rues du Little Italy de Boston avec le soleil couchant pour seule lumière, voir le soleil qui se lève sur le Jefferson Memorial et Lincoln irradier de blancheur à la nuit tombée, sentir le parfum ds fleurs dans Rock Creek Park, diner à des heures indues, juste vivre : est-ce seulement possible en France ? Mon extase tient à peu, sans doute. Ai-je l'espoir de revivre ce peu un simple jour ? Peut être  dans un autre monde, à une autre époque...

Ô Pierre, Audrey, Igor, John, Carlos, Elizabeth, Collin, Larry, Claudia, Federico, Ashley, Stephanie, Sarah, Kim, Phong, Ryan, Heather, Andrea et tant d'autres dont le nom d'échappe déjà, que ne sommes nous restés plus longtemps dans la Capitale ! Que n'avons nous vécu plus fort encore, plus intensément ces moments extraordinaires, ces rencontres avec les sénateurs, les gouverneurs, ces cours sans fin, ces balades interminables, ces diners mémorables... Juste vivre, comme si désormais plus rien n'avait d'importance que de conserver intacts ces moments de joie à jamais passé. Avec l'espérance d'un jour reconcrétiser l'espoir.

Overall, his quarter in Washington was an unforgettable time. Let's try to remember it as a wonderful moment, just because we loved our time there...

20:45 Publié dans USA on the ground | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyages, Etats-Unis, Washington, Los Angeles, Irvine, blog, carnet

26.09.2007

La propagande ?

An I de l'ère Sarkozy, paix et amour

 

Petite histoire de définition : qu'est ce que la propagande ?

Dans un bon dictionnaire, on trouve :Action psychologique qui met en oeuvre tous les moyens d'information pour propager une doctrine, créer un mouvement d'opinion et susciter une décision. Agent, esprit, film, instrument, ministère, revue, services, thème de propagande; active propagande; propagande (anti)communiste, électorale, gouvernementale, nationale, national(e)-socialiste. Entre l'information et la propagande, il y a au moins une différence de degré et d'intention. L'information se veut information, c'est-à-dire communication de données dont l'informé fera ce qu'il veut. Elle s'adresse à la seule intelligence qu'elle entend meubler de connaissances. L'intelligence jugera. La propagande se veut propagande, c'est-à-dire influence sur celui à qui elle s'adresse. Elle veut convaincre.
Salleron, Comment informer, 1965, p.37.
 
Alors comment considérer les derniers "blockbusters" de la culture française que sont "Un pouvoir nommé désir" de Catherine Nay et "L'aube, le jour et la nuit" de Yasmina Reza ?
 
Pour le premier, il est évident qu'il s'agit là de publicité : l'auteur admire Nicolas Sarkozy et le fait savoir, volontairement ou involontairement. Le meilleur exemple en est le tic de langage de l'auteur à la télévision, qui avant 2007 parlait de Jacques Chirac sous le vocable "Chirac" et qui désormais désigne Nicolas Sarkozy sous le terme de "Le Président". Radical, non ? Ces textes sont trop évidents pour de la propagande, puisque l'admiration pour le bonhomme est évidente, que Sarkozy lui même aurait pu écrire ce bouquin et que tous ces aimables bavardages ne font que renforcer l'image de pauvre petit émigré que Sarkozy se plait à placader.

"L'aube, le jour et la nuit" est de son coté bien plus dangereux. Ce petit livre rapide et bien écrit suit Sarkozy de l'extérieur durant toute a durée de la campagne. On le découvre dans toute sa fragilité, les pseudos critiques sur son caractère d'enfant ne font que renforcer l'idée d'un homme normal, qui recherche son propre bonheur et accessoirement celui des autres, par pure bonté d'âme. Sarkozy qui protège Cécilia, Sarkozy qui fait face aux événements de la vie, Sarkozy qui se bat, qui gagne, qui réalise son rêve, comme d'autres font le tour du Monde ou rencontrent une star américaine... Il y a trop de Sarkozy dans ce bouquin, sans qu'aucun de ces vrais morceaux de politiciens ne sonne vrai. Propagande toujours, puisque l'auteur a écrit en bon accord avec le Président, son épouse et son entourage, et crache allègrement sur l'ancien ennemi, le fameux G. Sarkozy l'homme exceptionnel écrase tout et encore une fois vaut mieux que tous les autres.

Et comment considérer le docu-fiction diffusé sur France 2, consacré à l'affaire HB, où un fou prît une classe de maternelle en otage avant que le maire de Neuilly, un certain Sarkozy, ne se jette dans la fosse et fasse sortir les enfants les uns après les autres ? "Une affaire qui a frappé la France", dixit la publicité : tant d'autres sujets mériteraient ces termes, des attentats du FIS en 1995 et 1996 à la prise d'otage de l'avion d'Air France sur le terrain de Marignane en 1994. Toutes des affaires ayant eu lieu à la même époque... Mais Sarkozy passe devant.

 

Dur dur de vivre dans un pays où l'exécutif agit sur une nation fascinée, sans que personne ne réagisse. D'un point de vue politique, Sarkozy se défend, mais son omniprésence dans les médias, ses sautes d'humeur, ses décisions à l'emporte pièce et toute cette propagande entretiennent le malaise. Pour mieux nous réformer, qu'ils disent...


06:56 Publié dans UMP, la barre à droite | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, Sarkozy, propagande

25.09.2007

Politique française, quatre mois plus tard

An I de l'ère Sarkozy, paix et amour (... quelques jours plus tard)

 

Nous voici donc tous rentrés dans nos pénates, prêts à en découdre, qui avec le boulot, qui avec les cours, qui les deux, avec notre prometteur avenir. Pendant ce temps là, Nicolas le Petit veille sur nous, et tout le monde est content. Tout le monde ? Parions que non.  En tous cas certainement pas le PS et le MoDem.

 

Les socialistes à la cueillette aux idées-champignons

Après le magnifique bouquet de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle, au début du mois de Septembre, les couteaux ont été tirés et les jeunes pousses du parti ont disparu aussi soudainement qu'elles étaient apparues. Sans programme, pleine de rancoeur, la gauche semble absente, rencentrée sur son nombril, à l'exception complète du reste du Monde. Passons sur Lionel Jospin qui, la défaite passée, se sent pousser des ailes et reprendrait bien le parti. Soyons clair, une telle posture serait l'arrêt de mort du PS : après avoir perdu deux fois l'élection présidentielle et multiplié les gesticulations, il ne risque pas de ressuciter les grandes heures de la gauche. Avec DSK parti manger dans la main de Sarkozy pour un poste au FMI, Royal rejetée par les adhérents, Montebourg couvert d'une image brouillonne, la gauche semble s'être évanouie dans la nature, sans espoir de retour. Et ce n'est pas François Hollande qui pourrait inverser la tendance. 

 

Le MoDem en panne

Après la défaite aux élections présidentielles et la défection du Nouveau Centre, que reste-t-il du MoDem ? Rien du tout ou presque. Les quelques interventions de François Bayrou à la télévision m'ont profondément déçu, la moindre question corsée était étouffée par la langue de bois, aucun projet ne semble se distinguer, aucune idée poindre. Triste bilan : pourtant rien n'est pardu ! Le MoDem compte désormais plus de 80 000 adhérents, encore bien loin des 350 000 adhérents de l'UMP ou des 250 000 du PS, mais tellement plus que les 35 000 d'avant la présidentielle. Le MoDem, malgré les défections,  garde une partie de ses cadres, ceux décidés à faire de ce vieux parti de notables un parti de masse, qui veux jouer dans la cour des grands. En bref, à peine mieux que le PS, mais avec un peu d'espoir en une capacité de recréation dont le PS, on l'a vu, manque cruellement pour l'instant.

 

Et les autres ?

Eh bien les autres, ce n'est ni blanc, ni noir, juste le néant : la rentrée politique approche et Olivier Besancenot campe sur la plage à Biscarrosse et ennuie Monsieur le maire de Biscarrosse Alain Dudon qui le mérite bien, Arlette Laguiller est à la retraite, les Verts essayent de composer avec les Communistes au sein d'un groupe commun à l'Assemblée et le Nouveau Centre se rend compte, un peu tard, qu'il n'a ni argent, ni audience. Pire, il doit compter avec le spectre d'un renouvellement ministériel qui le mettrait à mal. Qui en effet a entendu le dernier communiqué de presse du Nouveau Centre, s'étonnant de la position du gouvernement dans le débat sur les tests génétiques appliqués au rapprochement familial ? Qui sait que le Nouveau Centre ne recevra aucune subvention publique, n'ayant pas atteint le seuil des 1% dans cinquante circonscriptions ?  Le Nouveau Centre n'a pas de militants, pas de leader, pas de programme, il est quelque part normal qu'il n'ait pas d'argent... Ne parlons pas du FN, que l'on écoute même plus, du MPF entré en hibernation pour cinq ans ou de CPNT et Schivardi qui ne reparaitront pas de sitôt. La Berezina complète.

Alors que faire ? Attendre, laisser le temps au temps. Sarkozy ratera forcément quelque chose, à moins que sa délicieuse épouse ne le plante avant, le PS continuera à s'embourber et le MoDem à se reconstruire. Et qui sait, en 2008, les municipales seront peut être l'occasion d'une évolution.  

12:05 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, PS, MoDem, Nouveau Centre

11.09.2007

Sarkozy et les scandales d'Etat

An I de l'ère Sarkozy, paix et amour.

 

Il y a cent vingt huit jours, Nicolas Sarkozy devenait président de la République. Passée la stupeur et l'élan du départ, beaucoup d'eau a passé sous les ponts. Nous avons eu le droit à un Parlement transformé en chambre d'enregistrement, un Premier Ministre changé en valet contraint à cacher ses initiatives pour ne pas se faire doubler par le Président, des ministres relégués au rôle d'exécutants. Et dire que notre bien aimé président s'était estimé blessé par la petite phrase de Jacques Chirac, "je décide, il exécute". Notre régime s'en est trouvé changé, l'hyper président a fait des ravages, et l'on se dirige doucement vers un régime présidentiel à la façon des Etats-Unis.

Pourtant, nombreux sont ceux qui ont essayé de le destabiliser. Passons sur les gaffes de plusieurs, telle la publicité pour un camembert bien connu, qui soulignait que le succès du Président tenait à sa cloche, en pleine affaire de libération des infirmières libyennes. Passons aussi sur le Président en kayak avec ses Ray-Ban ou en yacht avec ses homards, sur Cécilia Sarkozy se promenant en tongs dans les rues de Wolfeboro au plus fort d'une angine blanche ou de l'abordage par son époux d'un hors bord de photographes. Tout cela ne serait pas grave s'il ne s'agissait pas de cultiver un certain déjà-vu. 

Sarkozy se prend-il pour Kennedy ? On l'a souvent dit, même si l'apparence physique, la fausse proximité avec la populace et l'antipathie de Cécilia Sarkozy vont à rebours du mythe. Qui croit-on berner, avec cette posture de star, ces gesticulations ? Kennedy, de mon humble point de vue, était un homme qui savait parfaitement capter la misère de ces compatriotes, leur promettre des lendemains qui rient tout en cachant son appartenance à une famille extrêmement puissante et sa collusion avec les milieux mafieux. Sarkozy n'est rien de tout cela : il promet l'austérité et malgré toutes ses pirouettes ne paraitra jamais aussi proche des gens qu'un Chirac ou un Kennedy.

Et ce ne sont pas les derniers échos qui viendront perturber cette impression. Jusqu'à l'audience préliminaire de Jean Sarkozy ce matin, où l'absence d'état-civil complet a été balayée par un "je crois que son père s'appelle Nicolas et sa mère Marie", comme si Jean Sarkozy par sa naissance était au dessus des lois : le fils du Roi n'a pas besoin d'état civil, il est lui même et n'a besoin de rien ni personne pour le prouver... 

En clair, Sarkozy ne se débrouille pas trop mal, mais à force de grimaces en privé, il risque à terme de faire monter les rancunes et les hostilités. Quel dommage de réduire une approche politique enfin novatrice par des affaires, des cancans et des écarts bien inutiles... 

12:56 Publié dans UMP, la barre à droite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, Sarkozy

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