31.08.2007

Les livres de la rentrée !

Rien de bien original pour Septembre coté lectures, aucun opus de nos grands auteurs nationaux ne m'a vraiment passionné au point des quelques livres précédents. Pour moi ce sera donc, après les Bienveillantes et l'Elégance du Hérisson, "L'Aube, le Soir et la Nuit" de Yasmina Reza, le seul ouvrage un peu incontournable de la rentrée, ainsi que "Technosmose" de Mathieu Térence, pour son sujet et pour son style d'écriture. Parmi les poches, mes tribulations se sot portées sur la série en quatre tomes de "La Mer de la Fertilité" de Yukio Mishima, en attendant "Vérité" d'Emile Zola, dont je redoute un peu la médiocrité... Seul l'avenir pourra me le confirmer !

10:03 Publié dans Culturenko | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, politique, littérature, rentrée, Yasmina Reza, Mathieu Térence

19.02.2007

Les Bienveillantes avaient retrouvé ma trace...

Aujourd'hui, j'ai terminé les Bienveillantes de Jonathan Littell. Rien que de me saisir de ce livre pour citer exactement la dernière phrase de la dernière des 894 pages que compte le pavé, un frisson d'effroi me parcourt et un serrement de coeur m'envahit. Est-ce du bonheur, est-ce de la haine, est-ce de l'envoûtement, je ne sais pas et ne veux pas le savoir.

Les Bienveillantes, c'est d'abord de la magie noire. L'enfer sur Terre, la mort transfigurée en vie, l'envie de mourir sans jamais pouvoir y arriver. Maximilien ne s'aime pas, il fuit et poursuit son passé tout à la fois, n'a pas pris le chemin que lui destinait sa vie, se déchaîne dans la fange et l'horreur. Il n'y a rien dans ce livre qui a première vue soit intéressant : un officier allemand homosexuel, parricide et incestueux, qui a d'ores et déjà oublié toute notion du bonheur, et qui survit, comme une épave, à toutes les époques que la vie lui confronte. L'Allemagne nazie, pleine de précision technique dans l'extermination des Juifs de toute l'Europe, l'Europe déchirée, la mort, la violence nue, les viols, les meurtres, le déchainement.

Les Bienveillantes sont un envoûtement. Un style d'écriture absolument incomparable, qui peut traiter en même temps Flaubert, Hitler et les orgies sexuelles de Max, une fluidité absolue, un fleuve immense qui vous emporte et vous empêche de vous arrêter, quand bien même vous en auriez envie. C'est obsédant à s'en relever la nuit, c'est monstrueux d'effroi à en cauchemarder le jour, c'est le mal à l'état pur, la déchéance de l'humain au plus profond d'un époque en ruines, la fin de l'Europe, la fin de l'Homme, la fin de tout...

Les Bienveillantes sont aussi un bonheur, celui de les avoir finies. Ce n'est pas une question d'ennui, ou de dégout, il y aurait pu avoir trente, quarante ou cinquante pages de plus que je les aurais avalées avec la même avidité, mais c'est ressentir un tel choc à l'heure de tourner le dernier feuillet, de lire cette dernière ligne, de voir l'ultime fin de l'anti-héros le plus absolu... Non pas la mort dans tout ce qu'elle a de tragique mais l'arrêt de l'existence, la fin d'une époque, comme un pantin brisé en un lieu improbable en d'inconsistantes compagnies, alors même que le destin du Monde se joue à cent mètres. Max aura une vie après la mort, le lecteur le sait dès les premières pages, mais cela semble à des années lumières de ce qui se passait dans le premier chapitre, à l'autre bout du Monde, pas le même personnage, pas la même époque, un autre temps, d'autres moeurs.

Les Bienveillantes sont une malédiction, celle de Littell. Après avoir écrit ça, je n'ai pas honte de le dire, ce livre immense et génial, il ne pourra plus rien écrire d'autre. Moi humble lecteur qui sort épuisé de ce combat avec les lignes ne peut imaginer que l'auteur puisse me survivre. Ou alors est-il plus que génial, complètement divin, ou alors est-il le plus grand écrivain des trente dernières années, avant lui il y eut Camus, après lui le déluge ? Je ne dirai pas de lui qu'il est mon auteur préféré, en cela Zola a à tout jamais acquis la première place de mon Panthéon, suivi de Verne et Camus, Pérec et Robinson, Azimov et Auster, Thoreau et Tostoï, mais à coup sur il rejoint pour de bon les plus grands dans mon âme. D'aucuns diraient : "mais comment ose-t-il comparer ce navet à des gloires éternelles de la littérature mondiale ?" Cela ne regarde qu'eux, je sais que la plupart des gens qui ont acheté les Bienveillantes ne sont pas parvenus au bout du voyage, que de nombreuses personnalités l'ont trouvé mauvais, indisipide et tordu, à l'image de François Léotard.

Je ne dis pas que les Bienveillantes sont faciles à lire: ce n'est pas comme lire le journal ou lire Dan Brown. Même Houellebecq à coté me parait simple, ouvert, court, concis et propre sur lui. Les Bienveillantes ne sont pas un livre comme les autres, il s'agit d'un voyage, un voyage que tout le monde peut tenter. Mais il faut s'accrocher, il faut passer par les doutes (vais-je le finir ? sera-ce encore pire au prochain chapitre ? jusqu'où va-t-il tomber ?), les peurs (comment finir ainsi ? est-ce cela que la vie que nous nous apprêtons à vivre ?), les joies (toute rédemption est donc possible pour le pêcheur, même le plus vil d'entre eux ! Le crime ne paie donc pas !), le désespoir (y-a-t-il seulement un sens à la vie ?)... Tout passe par ce livre et rien n'en échappe, on sort brisé, on sort broyé, comme un séjour dans une cave sans fond en direct de son fauteuil.

Les questions que se posent les personnages comme de morbides relents hantent le lecteur bien après la fin même du livre. Qui sont les jumeaux ? Max a-t-il tué sa mère ? Pourquoi Clemens et Weser s'acharnent-ils ? Intimement chacun connait les réponses à ces questions, mais n'ose pas se l'avouer, ne peut pas se dire en face ces réponses que Max lui même ne peut pas accepter. Les Bienveillantes semblent parfois irréelles, il n'est pas possible de se déchaîner ainsi, on comprend pour Clemens, on accepte pour Mihail, mais pourquoi Thomas, pourquoi pas Hélène, ou finira Una ? Les Bienveillantes sont un tourbillon, un puits sans fond, sombre et mortel, dans lequel chacun jette son mal, son bien, et ressort purifié. Enfin c'est le poids de l'histoire, immense, écrasant, qui dévore ceux qui passent à son abord. Qui a raison et qui a tort, les méthodiques nazis ou les barbares soviétiques, ces Juifs décharnés et innocents ou les SS qui les encadrent ? Cette époque traumatisée n'en finit plus de nous hanter, et poursuivra encore, pour des générations, les enfants de ceux qui furent tués et ceux qui tuèrent en retour.

Aujourd'hui, j'ai terminé les Bienveillantes de Jonathan Littell, et à tout jamais, rien ne sera plus comme avant.

13:20 Publié dans Culturenko | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, Les Bienveillantes, Goncourt, Jonathan Littell, Nazis, Juifs

01.02.2007

Livres de Février !

Comme à chaque début de mois, voici la liste des livres de ce mois-ci. Je dois préciser que j'ai tellement de livres à lire pour mes cours que tous les citer tiendrait d'une mission impossible ! Sachez aussi que j'ai mis entre parenthèses les Bienveillantes (à lire uniquement quand on a foi dans le genre humain, surtout après avoir dépassé le milieu) et Politique économique de Gauche, Politique Economique de Droite, très intéressant mais énorme chronophage, plus en tous cas que ce que me permet mon emploi du temps. je vous présente donc dans cette liste trois livres que je lis pour mon bon plaisir, The People's Machine, par Joe Mathews, City of Quartz de Mike Davis et The Audacity of Hope, par Barack Obama, et un livres que je lis par obligation (mais néanmoins captivant !) Tinderbox de Stephen Zunes.

The People's Machine s'intéresse à la démocratie participative telle qu'elle se pratique en Californie, et plus particulièrement à l'usage qu'Arnold Schwarzenegger a pu en faire, avant et après son élection au poste de gouverneur de l'Etat. Très bien documenté, il se présente comme une petite biographie, reste très neutre et présente Governator sous un angle totalement nouveau, très éloigné du bodybuilding et des plateaux de cinéma. City of Quartz est une étude urbanistique et sociologique de la ville de Los Angeles. Publié par un professeur émérite de UCI, il est considéré comme le meilleur ouvrage sur le sujet et a reçu de très nombreux prix tant aux Etats-Unis qu'en France. On y découvre l'histoire de la Mégapole, ses quartiers oubliés, ses inégalités et ses espoirs. The Auacity of Hope est quant à lui tiré d'un discours de Barack Obama à la Convention démocrate de 2004, d'où est né un livre qui cherche à réactualiser l'American Dream et offrir un espoir à ceux qui n'ont plus rien. Barack Obama est vu comme un potentiel candidat à la présidence des Etats Unis en 2008 (d'ailleur je ne verrai bien sur un ticket Edwards-Obama, rassembleur, consensuel au sein des démocrates mais aussi terriblement efficace). Enfin Tinderbox s'attache à décrire les relations entre les Etats Unis et le Moyen Orient : c'est en partie de ce livre que mon professeur tire son concept de la manipulation des masses et de la crise de la représentativité.

Bonne lecture !

18:45 Publié dans Culturenko | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, politique, Iraq, Etats-Unis, Barack Obama, John Edwards

16.01.2007

Mobilisation !

L'heure de la mobilisation a sonné ! Suite à un commentaire bien opportun de Samuel sur un message précédent, j'ai accouru sur France 3 pour regarder l'édition locale du 19/20 Picardie du 15 Janvier 2007. Quelle ne fut pas mon horreur d'apprendre que le Chateau du Mauconseil est mis sous le coup d'un arrêté de péril par la Mairie de Chiry Ourscamps ! Tout cela parce que la bâtisse présenterait un danger d'écroulement, nuisible aux aventuriers qui s'y engouffrent et y passent qui une soirée, qui la nuit, autour d'un feu de bois ou d'une bière.

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c80a_1920

Pourtant, si je me rappelle bien mon stage à la sous-préfecture de Saint Dizier, il est de la responsabilité du Maire de la Commune de prendre un arrêté de péril dans le cas où les bâtiments dégradés présentent un danger pour les usagers du domaine public ou les occupants et usagers mitoyens de la propriété. Si le chateau risque à terme de s'effondrer, se sera sur ses propres fondations, d'autant plus qu'étant construit sans ciment, et très à l'écart de la route (50m), il ne risque pas de rejoindre le domaine public. Au contraire, il est du devoir du maire de demander à l'actuel propriétaire de bien vouloir sécuriser sa propriété privée...

Avis aux mécènes qui souhaiteraient faire une bonne action et entamer les travaux de consolidation...

17:25 Publié dans Culturenko | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Chiry-Ourscamps, chateau, Mennechet de Barival, destruction

24.12.2006

Ô Joie ! Ô bonheur !

Je me désespérais du climat ambiant de cette Picardie brumeuse qui m'accueillais depuis près de trois jours. Pas moyen de sortir sinon aller au centre commercial, à la boulangerie et de temps en temps à la presse, où la lecture possible se limite à Choc et Entrevue... Et puis je me suis décidé à bouger et je prenais la voiture, direction Chiry-Ourscamps, et mon cher chateau. Quel ne fut pas mon étonnement une fois arrivé sur place, de voir que des travaux avaient été entrepris ! Nettoyage de la cloture, l'immense haie qui cachait le bâtiment de toutes ses volutes de ronces et de longues herbes folles fait désormais partie de l'histoire. Un grand panneau "attention aux chutes de pierres" a été placé à l'entrée de la propriété, et la route partiellement dégagée. Quant à l'ancien hangar de stockage qui s'était effondré durant la dernière tempête, il a été tout simplement arasé.

Bonne nouvelle, le patrimoine local est enfin pris en considération. Je me doute bien que ce ne sont là que les traces d'une main étrangère, mon petit doigt me dit même qu'elle pourrait être parisienne, mais l'effet est bien présent. Qui sait si dans quelques mois, les pavés de la grand'route et l'alignement des grands arbres de l'allée principale ne seront pas rendus à leur rigueur originelle ? Pourquoi pas non plus rêver à un éclairage nocturne du batiment, en attendant quelques consolidations futures.

La transformation est en route !

15:01 Publié dans Culturenko | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Chiry-Ourscamps, Mennechet de Barival, chateau du Mauconseil

07.12.2006

Le Jour où j'ai regardé France 24

Je l'attendais depuis longtemps, je l'ai guetté du coin de l'oeil et j'ai vu ses premiers programmes, le soir de son lancement (décalage horaire oblige !). Voici France 24, ex-C2I, petite fille d'un couple improbable formé de TF1-LCI et du service public de télévision, la nouvelle chaine d'informations française diffusée partout dans le Monde. Première leçon: "the website sucks!", c'est la première chose qui m'a marqué, des tonnes de blogs sont mieux conçus que ce robinet à vidéos. A un tel point que le "More news on france24.com" semble un peu anachronique... j'espère en tous cas que tout cela pourra évoluer rapidement. Je passe sur certains journalistes à l'anglais approximatif, les "senior specialists" qui viennent tous des Grandes Ecoles de Paris et qui parlent eux aussi un anglais très franchouillard... Mais que dire du "Welcome on France-Vingt-Quatre", très pratique pour les Anglais qui souhaitent trouver le site internet, ou durant la météo en anglais "the weather on Terre-Neuve would be quite snowy today", désolé de le faire remarquer mais quitte à faire une météo en Anglais, autant utiliser "Newfoundland" qui est le nom du pays en anglais, surtout après avoir utilisé "London" et "Warsaw" en Europe...

Enfin les pubs sont déprimantes, les reportages dignes de ce qu'Air France propose à ses passagers pour passer le temps sur les écrans personnels de ses 777, la bande son bizarre - le son de certains doublages est moins fort que la version en Français, résultat on n'entend pas la version anglaise et le français fait mal aux oreilles... Le décor est déprimant, rappelant Arte la couleur en moins, et sent bon le minimaliste post 1990... Bref, assez décevant.

 Mais n'oublions pas un truc... Le principe est génial ! Dommage que plus d'argent n'ait pas été attribué au projet. Personnellement je regarde une heure et demi de CNN (lors de mes repas) et une heure et demi de France 24 (lorsque je travaille sur mon ordinateur), et le second reste encore à des années lumières du premier. Rien que la présentation à deux des journaux et pages d'information apporte une incalculable qualité à une chaine d'information, qui permet de varier, de changer, de faire des blagues de temps en temps, et de se partager les sujets. Beaucoup de travail encore, se construire une légitimité, trouver des programmes originaux et avancés qui viendraient compléter la programmation de TV5. Mais en tous cas, un pas a été fait dans la bonne direction...

 Pour vous faire une idée, http://www.france24.com

 

20:20 Publié dans Culturenko | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, télévision, France 24

05.12.2006

Les livres de Décembre !

Ma liste de livres pour Décembre est mixte... et pas encore définitive. Elle contient en effet des livres que je n'ai pas encore acheté, mais que je souhaite me procurer au plus vite, afin de combler au mieux les longues soirées d'hiver français. Le premier, ouvrage de Rajiv Chandrasekaran, dont je suis capable de donner le nom mais pas celui de son ouvrage, traite de la guerre en Iraq et de la présence américaine dans Baghdad : il m'accompagnera dans l'avion, lors de mon retour. Les deux suivants me dévorent d'envie. Tout d'abord "Le Jour où la France a fait faillite" de Philippe Jaffré, parce que j'ai toujours adoré la Science-Fiction, et que ça m'amusera bien de voir comment des imaginations fertiles voient la France en 2012. Ensuite, "Politique économique de Gauche, politique économique de Droite" publié par le Cercle des Economistes, pour contrebalancer par une vision plus réaliste le précédent, mais aussi pour me faire enfin une vraie idée sur ce qui peut être fait en France ces prochaines années. Enfin, pour le fun uniquement, justement parce que ce n'est pas drôle, je rêve dans mes Etats-Unis sur la voie de la déculturation, des "Bienveillantes" de Jonathan Littrell, Prix Goncourt 2006. Je l'avais entraperçu lorsqu'il s'était profilé, bien avant la semaine des prix, dans un article du Figaro Littéraire... Bref un mois très chargé !

16:20 Publié dans Culturenko | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature

15.11.2006

French Victories, encore...

Ceci est un coup de gueule. Pas violent, j'essaye dans la mesure du possible de rester dans les limites de la bienséance lorsque je poste sur mon blog. Mais je ne peux pas m'empêcher de m'offusquer du sort réservé au site "French Victories" dont j'ai déjà parlé il y a quelques jours. Tout d'abord, il faut noter que ce site est neutre, aucun commentaire n'est fait sur les conséquences de chaque victoire, il n'y a pas de glorification de la nation française, de ses armées ou du sort des vaincus. Il est franco-anglais : ainsi n'importe qui peut, de par le Monde, découvrir les victoires des armées françaises. Ce n'est pas plus ridicule que l'éternel almanach de la Poste avec des chatons dessus. Ce n'est pas si différent de ces sites qui répertorient les événements selon votre date de naissance. Il est juste spécialisé, culturel, historique.

Parce qu'il existe encore des gens en France qui s'intéresse à leur histoire. Parce que ce courant n'est pas l'apanage de toutes les autres nations du monde ! Mais que la France n'a pas à rougir de son passé, contrairement à ce qu'un autre "French Victories", anglophone lui, annonce.

Bien sur chacun a son opinion sur le sujet. Il est possible de considérer qu'un tel site est nationaliste et conservateur dans la société multiculturelle française actuelle. Parce que l’on pense, pour une raison ou pour une autre, que certaines des personnes qui ont mené ces batailles ont méprisé le genre humain, et que la mort, la torture, le massacre, en ont été des composantes essentielles. Mais lorsque la critique est "France Fiction", ou "Politique Fiction" pleine de mépris et sans aucune explication, elle est intolérable. Tout d'abord car sans explication elle n'est qu'une critique médisante et gratuite : elle se présente comme une négation du passé de la France. Nier les victoires françaises et leurs implications sont encore pires que toutes les autres négations, car cela fait du tort à tous ceux qui se reconnaissent comme parties. Aux Français d’abord, qui nient les grandes étapes qui ont conduit à l’élaboration de la nation française. Aux soldats ensuite, qui ont trouvé la mort au champ d’honneur, dans un camp comme dans l’autre.

Une fois déniés de sens, ces événements deviennent comme des ombres, et toutes leurs significations, les sacrifices et les morts qu’ils ont engendrés, disparaissent.

Enfin, il ne faut pas oublier que ces batailles se sont déroulées dans des conditions autrement différentes de ce qui se passe aujourd’hui. Avant 1900, peu de guerres mobilisaient tout un pays, s’attaquait aux civils. Avant 1800, peu de guerres voyaient s’affronter d’immenses armées. Avant 1600, peu de guerres duraient toute l’année. Il y a eu des morts, certes, des famines et des pillages. Pourtant tout cela était codifié, de la quarantaine-le-Roi à la trêve de Noël… La guerre du temps des prémices de notre civilisation était civilisée, et l’extension de la civilisation, des valeurs morales, du principe suprême de préservation de la vie, a vu la guerre Barbare revenir sur le devant de la scène.

En 1914 les carnages monstrueux sont revenus, ils ont dépassé en puissance et en horreur les Champs Catalauniques. Et les victoires françaises d’autrefois ces pas de géants qui ont construit notre Monde, en ont été les victimes, bien malgré elles.

11:10 Publié dans Culturenko, Politique attitude | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog, journal intime, histoire, France, négationnisme

08.11.2006

Une si belle histoire...

Je suis tombé en arrêt devant un blog tout simple de la galaxie Hautetfort... En un blog est résumé l'ensemble des victoires de la France, jour par jour, mois après mois. Pas trop difficile me direz vous, l'histoire de France compte plus de 1500 ans de batailles dans tous les coins d'Europe et du Monde, de 496 à 2006. Mais à ma connaissance, on les avait jamais encore réunies toutes (ou presque, bien sur) sur un même support aussi simple et rapide à consulter ! J'ai même trouvé que ma date d'anniversaire était marquée de trois batailles navales (est-ce un signe ?) contre les anglais et les Allemands.

 http://frenchvictories.hautetfort.com  

Allez y jeter un coup d'oeil, ça vaut le détour !

10:25 Publié dans Culturenko | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique

07.11.2006

Bayrou et Bedos...

Lu dans le Nouvel Observateur du 19 au 25 octobre 2006...

À propos de François Bayrou, Guy Bedos a pu dire : « il vaut mieux que sa figurine des "Guignols". J'avoue qu'il me trouble... Je pense qu'il y a des gens au centre qui mériterait d'être à gauche. Je pense notamment à un grand disparu, Bernard Stasi, l'auteur de "L'immigration est une chance pour la France", que les politicards ont tué. » Tout d'un coup, l'homme et le comique sont remontés dans mon estime...

18:10 Publié dans Culturenko | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, culture, Guy Bedos, François Bayrou

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