29.05.2007

Génération libre !

Voici la présentation d'une nouvelle association, proche de l'UDF-MoDem, née après la Présidentielle 2007. Le mieux pour la connaitre est de lire le texte de présentation et d'aller sur son site !

Créée à l'initiative de jeunes étudiants et actifs libéraux, Génération Libre a pour vocation de porter les valeurs de liberté et l'esprit d'entreprise auprès du public jeune et étudiant, catégories sociales victimes du chômage de masse, de la mauvaise orientation scolaire, et d'un discours anti-entreprise tenu aussi bien par certains médias que par certains membres de l'Education Nationale. Ces déboires sont directement responsables de la perte de dynamisme, de motivation et de vocation dont la jeunesse française est victime, ainsi que de l'impréparation à l'entrée sur le marché du travail qui ne peut qu'être nuisible à son avenir. Génération libre conduira un travail de sensibilisation et de militantisme sur le net aussi bien que sur le terrain en vue de relayer son message.

Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur le site Internet : http://www.generation-libre.org

16:50 Publié dans MD, nouvelle génération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, MoDem, Génération Libre, politique, débat

28.05.2007

MoDem Magna Carta

Rien à dire, sinon que la seule vue de ce clip me rappelle que ce parti est tout ce que j'aime...

 


Charte modem
envoyé par bunny21
J'espère que vous apprécierez le spectacle !

20:10 Publié dans MD, nouvelle génération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, Charte, Bayrou, Zénith

Bayrou l'Antéchrist ?

Un commentaire envoyé il y a peu sur mon blog, sans doute par un déçu du bayrouisme qui se veut triomphant, m'avait fait bondir. Il y était question de la prise de position de Djamel Bouras en tant que soutien de François Bayrou et candidat aux législatives en Seine-Saint-Denis. Grâce à l'aimable Rémy, à qui la sagesse d'un autre Rémi devrait servir d'exemple, Djamel Bouras était décrit comme un risque pour la démocratie, un sportif qui avait mis sa notoriété au service de la lutte contre la loi sur les signes religieux ainsi qu'un virulent opposant à l'ordre républicain. Bien sur, cette candidature au vu de ces faits n'est vraiment pas convenable, mais de là à comparer Bayrou à l'Antéchrist, je crois qu'on atteint le summum.

Vous comprendrez donc quelle ne fut pas ma surprise ce soir en surfant tranquillement sur le blog de Morgan, http://oserledire.typepad.fr, d'apprendre que l'UMP conserve son soutien à... Christian Vanneste. Vu que cet homme public a eu sur les homosexuels des paroles digne de la droite du FN, et qui ont conduit, par mimétisme, à la fin des Jeunes UMP de Sciences Po Bordeaux, il est difficile d'assurer que l'UMP soit en mesure de donner des leçons à qui que ce soit.

Cher Rémy-jeune-gaulliste-fervent,-fidèle-à-Jacques-Chirac,-membre-de-la-majorité-présidentielle-de-Nicolas-Sarkozy, je t'invite donc à considérer que les leçons ne peuvent venir que de ceux qui se distinguent, aux yeux de tous, comme des purs et des droits. Ce que l'UMP n'est pas.

11:20 Publié dans MD, nouvelle génération | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, UDF, Bayrou, Vanneste

15.05.2007

Radicaux : Quel Culot !

Alors que de nombreuses voix s’élèvent à droite et à gauche pour clamer, à qui veut l’entendre, qu’il n’existe pas de place en politique pour un parti du centre, voilà que les hostilités se sont relancées d’elle-même avec l’annonce faite par Jean-Michel Baylet de son intention de rapprocher les radicaux de gauche et les radicaux de droite dans un nouveau « parti central ». Cette idée lui a été suggérée par Nicolas Sarkozy lors d’un entretien intervenu le 15 mai 2007, avec le soutien de Jean-Louis Borloo, co-président avec André Rossinot du parti radical valoisien. Cette nouvelle entité entrerait directement en concurrence avec le MoDem, nouveau parti du centre issu de la rénovation de l’UDF sous la houlette de François Bayrou.

Notre bien-aimé président plénipotentiaire (ou presque) a clamé durant la campagne que faire de la politique au centre n’avait aucun sens et au pire était un risque pour la démocratie : pourtant il se lance désormais dans la construction d’un nouveau parti politique frère. Ce nouveau parti radical rénové viendrait reprendre la place qu’il occupait voilà près de soixante-dix ans, lorsqu’en jouant la bascule il s’assurait le contrôle quasi-permanent de la scène politique française.

Il faut néanmoins se poser la question du réel poids politique d’une telle formation. Un peu comme Napoléon avait ses républiques sœurs, de la ligurienne à la batave en passant par la cisalpine, tous ces organismes « bâtards » ont fini par se voir avaler par l’Empire. Sarkozy semble plutôt s’attacher maintenant à se constituer un glacis protecteur l’isolant des autres forces politiques : d’un coté le Pen dompté, en perte de vitesse et réduit à la portion congrue, de l’autre le « Nouveau Parti Radical ». L’UMP enfle donc au travers des partis qu’il contribue à créer, de façon à s’imposer durablement sur la scène politique française. Encore une machine de guerre en route, encore des victimes à prévoir sur le champ de bataille…

Premier dans la ligne de mire, François Bayrou, évidemment, à la fois victime de ce nouveau parti et de la politique ouverte à la gauche du gouvernement Fillon. Comme je pouvais le lire ce matin sur Wikio, « Après avoir siphonné Le Pen à la présidentielle, le même, récidiviste, s’apprête à torpiller Bayrou aux législatives. Du travail de pro. » Le moment est idéal, tuer dans l’œuf le MoDem avant même que son premier conseil national ait lieu, pour mieux s’imposer. S’agit-il d’une volonté de s’assurer la fidélité du centre comme l’UDF vis à vis du RPR ou bien de tirer à boulet rouge directement sur François Bayrou ? Sans doute un peu des deux.

Second objectif, le PS, prochaine étape de la phagocytose sarkozyste. Alors que les membres du conseil national du parti socialiste se battent afin de savoir qui devrait payer pour la défaite aux présidentielles. Avec Sarkozy occupant le centre, le projet de DSK d’unir le centre et la gauche s’efface de plus en plus, au risque à terme de se voir marginaliser sur son propre terrain du social. Avec cette manœuvre, le PS perd aussi un de ses clients, le PRG. Comme le rappelait le Monde ce matin : « Le PS a vivement réagi : la direction veut rencontrer "vite" le président du PRG et critique "le flou". Les deux formations ont un accord électoral pour les législatives, qui réserve 35 circonscriptions aux radicaux de gauche. » Bref, l’affolement général chez les socialistes, qui doivent faire face à la fois à l’implosion et l’explosion, nous fait entrer dans des ères hasardeuses.

Enfin, comme toujours lorsque Nicolas Sarkozy se lance dans une nouvelle action symbolique, on doit voir dans la création d’un nouveau parti du centre une critique acerbe des thèses de Jacques Chirac, ayant présidé à la création de l’UMP en 2002. La droite française a définitivement changé de tête, et le nouveau leader est déterminé à tailler à la hache… Pour son plus grand bonheur.

* * *

Alors Bayrou, fini ? Il ne faut pas encore vendre la peau de l’ours : le MoDem a déjà reçu 60 000 promesses d’adhésions, deux fois plus ce que l’UDF comptait avant l’élection. Un courant s’est créé, et il va définitivement perdurer. Dans le cas où le parti radical rénové ferait réellement son apparition, il est peu probable qu’il s’impose comme une voix au centre. Né sous les auspices de Nicolas Sarkozy, il sera dès lors estampillé « vassal de l’UMP » et ne pourra pas prendre son autonomie. Le MoDem au pire occupera le centre gauche, au mieux coiffera progressivement le parti radical.

La menace aujourd’hui vient plutôt des députés UDF qui revendiquent le nom du parti et une partie de son ossature, qui pourra entamer durablement la capacité du MoDem à agir… Seul l’avenir nous dira ce qu’il en adviendra.

21:50 Publié dans MD, nouvelle génération | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, UMP, PS, UDF, parti radical, Bayrou

24.04.2007

François Bayrou en route vers l'avenir

 

Allocution de François Bayrou, lors des résultats du premier tour de la Présidentielle de 2007. 

A tous ceux qui l'ont vue, et ceux qui ont eu le loisir de comparer avec toutes celles qui l'ont précédée et suivie, je ne dirai qu'une chose. Ce fut la plus belle, la plus émouvante sinon la seule, la plus à même de me faire croire en l'avenir. Ce jour là j'ai vraiment vu en lui le meilleur politique des trois. Le ton, la personne, la gestuelle et la joie teintée de nostalgie, tout y était. Jusqu'à la phrase de conclusion : lorsque le meilleur politique paraphrase le meilleur des classiques, alors il n'y a plus qu'à suivre. Et à espérer...

"J’ai une bonne nouvelle pour vous. A partir de ce soir, la politique française a changé et elle ne sera plus jamais comme avant. Malgré des manoeuvres innombrables, malgré l’alliance objective du Parti socialiste et de l’UMP, malgré des sondages manipulés – je veux rappeler que certains instituts n’hésitaient pas à annoncer ces dernières heures encore que l’extrême droite allait être devant nous, malgré ces forces considérables, plus de 7 millions de Français se sont réunis pour porter une magnifique idée du changement.

C’est à ces millions de Français que je pense : ils ont fait une magnifique campagne électorale. Ils ont formé une force nouvelle, La seule force nouvelle de la politique française. Ils ont ouvert un chemin d’espoir pour la France et ce chemin d’espoir ne s’arrêtera pas. Il y a enfin un centre en France. Un centre large, un centre fort, un centre indépendant capable de parler et d’agir au-delà des frontières d’autrefois. Ceux-là, ces millions de Français, ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France. Je vous le dis le mal de la France est plus grave qu’on ne le croit dans les deux partis qui sont encore ce soir arrivés en tête.

Nous ne sortirons pas la France de la situation qui fait souffrir tant de femmes et d’hommes qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux et pas des guerres de partis. Nous n’en sortirons pas sans un changement profond. Ceux-là, ces millions de citoyens ont voulu qu’on ne raconte pas d’histoire au pays, que l’on ne fasse pas de fausses promesses, qu’on les regarde comme des citoyens c'est-à-dire comme des responsables. Cette espérance que nous avons fait naître, j’en ai la charge, je ne l’abandonnerai pas, ni une minute, ni une seconde pendant les jours, les semaines et les mois qui viennent. J’aime cette espérance. Je mettrai toutes mes forces à rénover la politique française. Je l’ai rénovée hier, je la rénoverai demain. Je n’abandonnerai aucune de ces convictions. Je ne reviendrai pas en arrière.

Je récuse et je récuserai toujours l’idée qu’il n’y ait en France que deux idées de l’avenir. L’avenir de la France exige au contraire qu’on fasse vivre ensemble les valeurs des uns et des autres. L’avenir de la France exige une démocratie profondément nouvelle, honnête avec des règles et des principes si souvent bafoués depuis longtemps. Toutes les décisions que je serai amené à prendre dans les jours qui viennent, toute les positions que nous adopterons, seront inspirées par cette seule conviction : la nouvelle politique est en train de naître, cette espérance est grande et juste, et personne, vraiment personne ne l’arrêtera."

11:00 Publié dans MD, nouvelle génération, UDF, du passé et ds racines | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, UDF, Bayrou, Présidentielles 2007