25.09.2007
Politique française, quatre mois plus tard
An I de l'ère Sarkozy, paix et amour (... quelques jours plus tard)
Nous voici donc tous rentrés dans nos pénates, prêts à en découdre, qui avec le boulot, qui avec les cours, qui les deux, avec notre prometteur avenir. Pendant ce temps là, Nicolas le Petit veille sur nous, et tout le monde est content. Tout le monde ? Parions que non. En tous cas certainement pas le PS et le MoDem.
Les socialistes à la cueillette aux idées-champignons
Après le magnifique bouquet de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle, au début du mois de Septembre, les couteaux ont été tirés et les jeunes pousses du parti ont disparu aussi soudainement qu'elles étaient apparues. Sans programme, pleine de rancoeur, la gauche semble absente, rencentrée sur son nombril, à l'exception complète du reste du Monde. Passons sur Lionel Jospin qui, la défaite passée, se sent pousser des ailes et reprendrait bien le parti. Soyons clair, une telle posture serait l'arrêt de mort du PS : après avoir perdu deux fois l'élection présidentielle et multiplié les gesticulations, il ne risque pas de ressuciter les grandes heures de la gauche. Avec DSK parti manger dans la main de Sarkozy pour un poste au FMI, Royal rejetée par les adhérents, Montebourg couvert d'une image brouillonne, la gauche semble s'être évanouie dans la nature, sans espoir de retour. Et ce n'est pas François Hollande qui pourrait inverser la tendance.
Le MoDem en panne
Après la défaite aux élections présidentielles et la défection du Nouveau Centre, que reste-t-il du MoDem ? Rien du tout ou presque. Les quelques interventions de François Bayrou à la télévision m'ont profondément déçu, la moindre question corsée était étouffée par la langue de bois, aucun projet ne semble se distinguer, aucune idée poindre. Triste bilan : pourtant rien n'est pardu ! Le MoDem compte désormais plus de 80 000 adhérents, encore bien loin des 350 000 adhérents de l'UMP ou des 250 000 du PS, mais tellement plus que les 35 000 d'avant la présidentielle. Le MoDem, malgré les défections, garde une partie de ses cadres, ceux décidés à faire de ce vieux parti de notables un parti de masse, qui veux jouer dans la cour des grands. En bref, à peine mieux que le PS, mais avec un peu d'espoir en une capacité de recréation dont le PS, on l'a vu, manque cruellement pour l'instant.
Et les autres ?
Eh bien les autres, ce n'est ni blanc, ni noir, juste le néant : la rentrée politique approche et Olivier Besancenot campe sur la plage à Biscarrosse et ennuie Monsieur le maire de Biscarrosse Alain Dudon qui le mérite bien, Arlette Laguiller est à la retraite, les Verts essayent de composer avec les Communistes au sein d'un groupe commun à l'Assemblée et le Nouveau Centre se rend compte, un peu tard, qu'il n'a ni argent, ni audience. Pire, il doit compter avec le spectre d'un renouvellement ministériel qui le mettrait à mal. Qui en effet a entendu le dernier communiqué de presse du Nouveau Centre, s'étonnant de la position du gouvernement dans le débat sur les tests génétiques appliqués au rapprochement familial ? Qui sait que le Nouveau Centre ne recevra aucune subvention publique, n'ayant pas atteint le seuil des 1% dans cinquante circonscriptions ? Le Nouveau Centre n'a pas de militants, pas de leader, pas de programme, il est quelque part normal qu'il n'ait pas d'argent... Ne parlons pas du FN, que l'on écoute même plus, du MPF entré en hibernation pour cinq ans ou de CPNT et Schivardi qui ne reparaitront pas de sitôt. La Berezina complète.
Alors que faire ? Attendre, laisser le temps au temps. Sarkozy ratera forcément quelque chose, à moins que sa délicieuse épouse ne le plante avant, le PS continuera à s'embourber et le MoDem à se reconstruire. Et qui sait, en 2008, les municipales seront peut être l'occasion d'une évolution.
12:05 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, PS, MoDem, Nouveau Centre
22.06.2007
Bienvenue dans la vie Sarko
Aucune inspiration ne me pousse pour se post, et bien malgré moi je me contrains à écrire, histoire d'entretenir un peu la plateforme. Derniers jours en Haute-Marne avant le grande déménagement vers Paris, derniers jours de vacances aussi, avant le début de mon stage, à l'Assemblée Nationale (comme quoi un petit article sur un blog peut conduire à de belles choses), avant le retour à Bordeaux, dans mon appartement d'abord, à Sciences Po ensuite. La vie suit son cours.
Au niveau national, si peu à dire ou presque. L'Hyperprésident (voir Le Figaro en date du 21 Juin 2007) accapare tous les pouvoirs et tient la barre, sans que cela ne semble vraiment passionner les foules. Il n'y a qu'à voir la participation aux dernières législatives, ou encore la chape de plomb retombée sur la France après la fin des débats. Tout le monde au boulot, avec la promesse de la sueur, du sang et des larmes. Le MoDem est devenu si peu que le Conseil National organise une grande consultation dans les fédérations "Dessine moi ton MoDem" afin de trouver des idées. Le seul point positif, c'est au moins de se lancer avant les socialistes, histoire d'être prêt plus vite, s'ils le sont un jour, pour 2012. Si peu et tant à faire, trouver des idées pour révolutionner le monde, alors que les ténors du parti sont tous à la soupe de l'autre coté du Rubicon, et que les fidèles restés à la barre se chamaillent pour des histoires de postes.
Ainsi, pourquoi Quitterie Delmas n'a-t-elle pas eu l'autorisation de se présenter dans la circonscription de Paris où elle réside ? Pourquoi est-elle ensuite allée se plaindre sur un plateau de Canal+ ? Qu'est-ce qui ne tourne pas rond dans cette équipe de bédouins que l'on pensait un minimum idéalistes, et qui se révèlent, sous le réveil des années passées, en champions de l'intérêt personnel. N'y a-t-il donc personne pour faire avancer la France par conviction ? Ne soyons pas naïfs, Sarkozy est là pour le poste de Président plus que pour les réformes à imposer, simplement parce que celles-ci sont le plus sur moyen pour lui de perpétuer son personnage, ses amis et ses clients. Quant à Royal, je ne lui reconnais même pas la qualité de femme de conviction : marcher sur son mari pour une histoire de politique montre bien à quel niveau elle est tombée. Fusse-t-il un Jacques Chirac ou un François Mitterrand, la lutte aurait été compréhensible, comme entre deux loups pour le contrôle de la meute. Mais qu'en est-il de François Hollande, d'une image si positive, décrit comme calme et pondéré ? Rien de bien nouveau sous le soleil du Chateau.
Ainsi va la France, de tragédies en coups de théâtre, de meurtres politiques en suicides organisés : l'UMP tout puissant, le PS sous le coup de l'explosion, le MoDem à ne plus savoir qu'en faire. Elle est belle, la France de demain...
10:30 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, PS, UMP, Sarkozy, Royal, Hollande
24.05.2007
Le jeu des sept familles
Surfant bien malgré moi à des heures indues sur la blogosphère française, je m'horrifiais des nouvelles conditions de la politique nationale: plus de centre, presque plus de gauche, une droite hypertrophiée, l'extrême droite après son Trafalgar. Sans parier sur une évolution radicale de la vie politique française, je cherchais une façon de caractériser tout cela, mais l'inspiration me manquait. Et puis il m'est venu une idée. Ségolène Royal avait inventé la formule à la sortie d'un meeting, et bien innocemment elle m'avait donné, ainsi qu'à tant d'autres, l'opportunité de commencer ainsi mon article : mais qui connait la politique d'aujourd'hui ? Entre trahison, virements de bord, transformations à la va-vite et alignement des forces dans la bataille pour les législatives, tout va de travers et plus rien ne reseemble à ce que nous connaissions il y a encore quelques semaines. Petit tour d'horizon.
Qui connait Monsieur Besson ?
Parfait type de l'hypocrite, fieffé menteur et traitre opportuniste, je lui pardonne difficilement ce qu'il a fait au PS, dans l'optique de joindre l'UMP sentant le vent tourner. Bien que je n'aime pas le PS, parce que je considère ce parti comme à l'origine d'une majorité des choses qui ne marchent pas en France, je reconnaitrais toujours dans les militants socialistes des gens de conviction. Il s'agit juste là selon moi d'erreurs d'appréciations de la situation actuelle, plus que d'une volonté de ne pas avancer. Pourtant, lorsqu'un de ces cadres décide d'abandonner ses troupes au milieu de la bataille, soi-disant parce que les idées sont nulles, le minimum est de se faire oublier un peu. Tout au contraire Monsieur Besson a pris l'UMP à l'abordage et s'est taillé une part appréciable du gateau. Rien de plus ignoble.
Qui connait Madame Royal ?
Ségolène Royal encaisse plutot bien les coups des éléphants, mais je crains que cela ne soit pas suffisant pour garder à long terme la tête de l'offensive. Curieusement, même si elle est arrivée au deuxième tour, son image est quasiment dans le même état que celle de François Bayrou : en voie d'extinction. Après avoir tapé sur les éléphants à coups redoublés, après avoir marché sur François Hollande son compagnon, il ne lui reste plus beaucoup d'options pour faire face. Dans ce parti si démocratique ou la base est si loin, tout le risque pour elle est de garder la barre. Et la défection annoncée de l'ex-Monsieur Royal ex-Monsieur Loyal de la ménagerie PS est loin de la mettre dans une position favorable. Seul l'avenir jugera.
Qui connait Hervé Morin ?
Hervé Morin, maire d'Epaignes et député de l'Eure, grand supporter de l'union de la Normandie, jeunot de la politique mais doté d'une ambition grosse comme une maison, fait pire que tous les autres réunis. Après avoir joué les violons en criant à la débandade de la Garde à Waterloo, le voici barbouze dans une opération de coup sur le Centre. Jamais ministre, ni secrétaire d'Etat, simple conseiller régional, le voilà propulsé à un ministère dont des dizaines rêvent, le ministère de la Défense. On a beau dire qu'Hervé Morin était membre du cabinet de François Léotard, ministre de la Défense d'Edouard Baladur, je ne sais pas si l'armée de 2007 ressemble vraiment trait pour trait à celle de 1993, le fauteuil de ministre en plus. Sans doute est-ce une histoire de cheveux gris.
Qui connait le PSLE ?
Le Parti Social Libéral Européen est la plus grosse supercherie politique des cinquante dernières années. Même le candidat X de l'Express en 1965 parait à coté comme un portrait très crédible. En clair nous avons un parti, avec 25 députés à l'Assemblée, supportés auparavant par des fédérations clairement au centre, ni droite ni gauche, qui d'un coup d'un seul éclot au milieu des batailles politiques, au nom d'une félonie faite par l'UDF à l'UMP. Prototype même du parti qui ne sert à rien, surnommé par certains le "Pack Sarkozy Light Edition", parti sans supporters, le PSLE est là pour sauver la face à des opportunistes qui n'osent pas s'avouer comme tels. Quant à l'histoire des candidats issus de la famille même d'Hervé Morin, cela ne mérite même pas de commentaires. En bref, tous les ingrédients sont là pour assurer l'échec de cette nouvelle initiative. Pourtant, avec la vague bleue qui pointe à l'horizon, il y a toutes les chances pour que ce parti qui n'existe pas se trouve soudain au contrôle d'un groupe. Face à cela, l'UDF reste désarmé, et serait même sous le seuil minimal de formation d'un groupe à l'Assemblée nationale. Rien de plus comique alors, que de voir un parti centriste de 80 000 adhérents privé de groupe, et un parti de 500 adhérents revendiquer jusqu'à 25 députés. Vive la logique française.
Ces quelques remarques, ajoutées à d'autres, nous donnent donc l'image politique suivante : l'UMP forte de sa victoire se trouve en situation d'hypertrophie. En vue des élections, elle continue à gonfler : pourtant, pour ne pas effrayer le centriste mou ancienne génération, elle donne naissance à une annexe, faite de traitres et de quelques cadres destinés à donner corps à ce nouveau concept. Ce parti, le PSLE, sorte de Gouvernement Général de Pologne du spectre politique français, grignote le centre. Afin de garder des marges de manoeuvre, l'UDF, nouvellement MoDem, parie sur l'échec du PSLE et tente malgré tout de garder le cap. A sa gauche, le PS voit la catastrophe arriver : incapable de s'unir, il se retrouve dans une situation à peine meilleure que celle de 1993. Il observe avec appréhension le MoDem, qui pourrait faire un allié, mais qui en même temps n'y a aucun avantage, et pourrait faire beaucoup de mal au socialisme. On parle de faiblesse à coup sur, de scission pour certains, et la bataille des législatives est perdue d'avance. Aux deux autres bords, le mutisme : l'extrême gauche retourne à ses grèves, l'extrême droite panse ses plaies et prépare la boucherie interne de 2009.
Chaque camp a désormais ses félons, ses nouveaux amis, l'UMP plus que les autres, et se prépare pour les législatives. Le résultat est évident : UMP+PSLE 400 sièges, PS+PC+Verts 150, UDF 7, nous y sommes. Pour rappel, le ratio en 1993 était RPR+UDF 472, PS+PC+REL 103. Prochaine étape, compter les cadavres...
11:05 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, PSLE, UDF, PS, Morin, Besson
13.05.2007
Tous pourris, et même à la LCR
Je les savais (presque) tous pourris, mais s'il est bien un politique que j'aurais volontiers retiré de l'échelle de la fausseté, c'est bien Olivier Besancenot. Pourtant, si l'on en croit un document publié par Novopress Belgique, recoupée et par des articles du Monde et apparemment un reportage sur TF1 (?), Olivier Besancenot n'est pas le petit parfait que l'on décrit. Je ne publie pas cet article par poussée revancharde ou haineuse, rien que pour le choc que cette nouvelle a apporté dans ma conceptionde l'extrême gauche, que je voyais, même si leurs idées sont nulles et impossibles, comme un dernier refuge de l'exaltation sur l'échiquier politique française. Il faut croire que même dans ces eaux, le paraitre a trouvé sa place.... Tous pourris, d'Olivier à Jean-Marie, quelle belle politique je vous le dit !
La vérité sur Olivier Besancenot
Alors qu’il s’apprêtait à parler sur TF1, il aurait été souhaitable que la presse française s’intéresse un peu à la LCR et à son porte-parole Olivier Besancenot.
Les partis d’extrême gauche se réclamant du troskysme sont évoqués par la presse : on nous parle régulièrement des « dérives sectaires » de Lutte Ouvrière ou des pratiques d’entrisme du Parti des Travailleurs… mais rien sur la LCR.
Comment O. Besancenot a-t-il progressé aussi vite dans la hiérarchie de la LCR, jusqu’à en devenir le porte-parole et candidat à la Présidentielle ?
O. Besancenot a eu pour compagne la propre fille d’Alain Krivine,fondateur de la Ligue Communiste Révolutionaire et encore le réel « patron »de ce parti… Il a rompu il y a 3 ans mais est resté proche du beau-papa…Olivier Besancenot est devenu en quelques années le porte-parole de ce parti grâce à l’action efficace du beau-père… Chez les troskystes, onpratique la solidarité, mais d’abord envers la famille.
Où Besancenot travaille-t-il réellement ?
A cette question, le candidat Besancenot parle de salaire de moins de 1200 euros à La Poste… Bienheureux les croyants… La réalité est un peu différente. Besancenot n’étant à La Poste de Neuilly-sur-Seine que pour les photographes, c’est à dire, quasiment jamais, il est surtout rémunéré par le parti. A titre d’exemple, il a touché très régulièrement une indemnité d’assistant parlementaire européen lorsque Alain Krivine était Député européen, dont le montant était très largement supérieur aux 5000 ? mensuels.
Quel est son patrimoine ?
A cette question, O. Besancenot parle avec modestie d’un petit studio dans le 18ème, arrondissement populaire. Le journaliste avisé ira voir sur place… un appartement en réalité de bonne taille et dans le quartier du Sacré Coeur, en plein Montmartre, le quartier le plus cher du 18ème, un des quartiers les plus recherchés des Bobos (Bourgeois bohèmes) parisiens. Bien évidemment, il en est propriétaire. Un salaire à vie de postier n’y suffirait pas…
Comment expliquer ce black-out sur Besancenot ?
O. Besancenot a épousé Stéphanie Chevrier, une des principales éditrices de Paris, appartenant à la direction de Flammarion. Pour Besancenot, elle a plusieurs avantages : c’est l’un des plus hauts salaires de l’édition (10 000 euros mensuels) mais c’est surtout une habituée des médias. Ancienne compagne du chanteur Yves Simon, elle a construit sa carrière sur les relations presse… Dirigeant une armée d’attachées de presse, elle a certains moyens de pression et de rétribution, ce qui incite sans doute les journalistes à plus de modération dans les attaques.
16:40 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, LCR, Besancenot, pourri, plan média, Présidentielles 2007
08.05.2007
Allons enfants de la Patrie, le jour d'après est arrivé
La campagne présidentielle 2007 s'est donc terminée sur son lot de larmes de joie, de pleurs de joie, de catastrophes pour les unes et de sainte onction pour les autres. Les deux camps ont tenté de rassembler jusqu'à la dernière seconde, les rues de Paris et de tant de villes de France se sont couvertes des couleurs bleu et rose, comme dans une gigantesque mêlée bon enfant et fair-play. Pas de heurts, l'échauffourées, rien de violent, juste la France qui se rassemble autour des 53% des Français qui ont voté pour le nouveau vainqueur, et au-delà tous ceux qui seront appelés à changer la France vers un meilleur futur. La politique française a définitivement changé cette année, et l'élection de notre nouveau président laisse augurer que la vie politique n'est pas la seule à aborder des évolutions majeures. Cette élection m conduit à plusieurs commentaires de bilan, qui vont étonner les uns, faire sourire les autres, bref, rien de bien construit, mais des choses qui doivent être dites :
Les bains de foule et la douche froide
Mon premier commentaire, qui se veut symbolique, sincère et réel, ira à Ségolène Royal et à son merveilleux discours de la fin du Second tour. M'est avis qu'eut-elle fait ce discours avant le premier tour, avec autant de passion, de force et de soutien, elle aurait même pu imaginer gagner le pouvoir suprême. Même si le mot "Ensemble" sonnait dans sa bouche comme un écho de "Ensemble, tout devient possible". Elle a définitivement gagné lors de cette campagne une réelle stature nationale et internationale. La voir sur le balcon de la rue de Solferino, la voir parler en discours, la voir sourire, tout semblait parfait : elle a fait dimanche soir la sortie parfaite.
Pourtant, elle se trouve vraiment dans une situation très douloureuse pour la suite du processus de recomposition du parti socialiste. Dès 20h02, DSK a pris son air de bulldog et offrait de fossoyer le PS tel qu'il existait encore il y a six mois. Dix minutes plus tard, ce fut le moment de gloire de Laurent Fabius, qui prenait lui la posture inverse. Social-démocratie, Virage à gauche ou ségolénisme, le conflit sera violent, mais conduira naturellement à une transfiguration du PS.
Il est intéressant de voir que le parti socialiste obéit aujourd'hui aux règles de l'entreprise qui se recentre sur un nouveau secteur pour faire face à l'évolution des pensées. Qu'est ce que cela sinon de l'hypocrisie ? "J'ai ces idées chevillées au corps, mais pour quelques sièges, je suis prêt à abdiquer ce que j'ai défendu pendant 20 ans" : le PCF lui au moins dans sa descente en flammes a été digne, et est resté fidèle à lui même. Peut être le temps est-il venu de dire adieu au PS, de créer un nouveau parti adossé au MD, tandis que les composantes les plus à gauche iraient se fondre dans un grand ensemble d'extrême gauche. A cela deux raisons : le grand écart socialiste qui leur a à coup sur coûté la victoire n'est plus envisageable pour l'avenir, mais surtout il est nécessaire de garder comme garde fou de la société française des partis d'extrême gauche qui font revenir régulièrement les sujets sociaux sur la table. Je parle ici surtout d'Olivier Besancenot, qui a un vrai rôle à jouer dans la politique française, pour peu qu'il parvienne à faire l'union de toutes ces tendances.
Au final, la politique française se droitise, ce qui fut le PC il y a cinquante ans et le PS il y a quinze ans sera le MD de demain, une France sociale et humaniste qui accommode le marché d'évolutions sociales. Seul l'avenir nous dira si le PS saura faire les bonnes décisions.
Le faucon maltais
De l'autre coté de l'échiquier, je n'arrive toujours pas à décider si la victoire de Nicolas Sarkozy est une bonne nouvelle ou non. Il était plus cohérent et plus convainquant que Ségolène Royal, la question est tranchée, et d'entre les deux il est sur que seul le vote Sarkozy était pour moi une solution valable. Pourtant plusieurs énormes points noirs abîment cette victoire, et en font vraiment un événement pyrrhique. Que ce soit la peur qu'il inspire désormais, sa profession de foi de grand ami de l'Amérique, sorte de version douce du grand discours de Dominique de Villepin à l'ONU à la sauce blairiste ou la lutte interne qui agite l'UMP pour les ministères, rien de bien sur un point politique ne semble se dessiner.
Sur un plan purement partisan, je ne suis toujours pas revenu de la suffisance et de l'égocentrisme des supporters de droite après l'élection. Nous avons tous nos travers, moi le premier, mais là ces jeunes présents à la salle Gaveau ou devant l siège de l'UMP tranchaient avec l'image de rassemblement de Sarkozy. Comme s'ils ne voulaient pas partager leur président, comme si avoir voté pour le vainqueur leu donnait le droit de tout et sur tout. Peut être était-ce un simple effet de télévision, à part quelques excités (de l'UNI) présents à l'ambassade je n'en ai pas vraiment vu en vrai ; néanmoins cela m'attriste. Qui sait, peut être que cette élection sera-t-elle l'occasion pour tous de grandir un peu, et que nous en sortirons en 2012 comme plus sages et connaisseurs de la nature humaine. Qui sait.
La victoire Nicolas Sarkozy, c'est aussi l'énigme de la famille du nouveau président. Il serait temps de trancher sur ces rumeurs de départ de "Cécilia", de montrer une image unie devant les caméras : on ne parle plus de l'épouse du ministre de l'Intérieur, mais de la "Première Dame" et la "Première Famille" comme le disent les Américains. Sans doute cela est-ce dur, sans doute physiquement et psychologiquement cette épopée a été éprouvante, mais désormais il faudra se mettre au travail. Tous mes voeux à notre Première Dame si elle accepte de s'emparer de son rôle, dusse-t-elle être discrète et ne pas s'engager outre mesure dans des programmes médiatiques comme les pièces jaunes ; De toute manière il ne peut en être autrement.
Par contre, il y a une chose qui vraiment ne passe pas, ce sont les vacances à Malte. Dans un autre pays de l'Union passe encore, après tout en France je crois qu'il aurait été difficile de trouver un endroit tranquille pour qui déchaîne autant les foules, tant pour que contre. Mais un avion privé pour rejoindre un yacht privé à partir d'un paradis fiscal, pour le nouveau président de la République... Voilà qui est intéressant. Ceci n'est pas un appel à partir à l'île de Ré sur une barque de pêcheur, le créneau est déjà pris, mais je pense que prendre un avion Air France pour embarquer sur un yacht au large de la Corse aurait eu la même qualité et aurait moins ressemblé à Napoléon sur la route du pouvoir... Au moins on ne pourra pas dire de Nicolas Sarkozy qu'il n'est pas européen, mais au moins il est sur qu'il préfère largement les faveurs du secteur "privé" !
La Redoute de Pau
Quant au reste du spectre, de plus en plus de questions naissent dans mon esprit quand au futur du MD. Il est urgent d'agir, il est urgent de parler, de publier, de communiquer sur le nouveau parti : je ne peux pas croire que cette idée soit née dans l'esprit de François Bayrou soudainement au soir du premier tour : "tiens, et si je créais un nouveau parti ?" Il faut occuper la scène, éclipser toutes les autres recompositions, du parti socialiste et du FN notamment, assembler les forces vives de la France qui ne se reconnaissent pas dans la nouvelle majorité présidentielle. Les premiers sondages donnent pour l'instant au niveau national 35% à l'UMP, 30% au PS et 15% au MD : par le sacre du système uninominal majoritaire à deux tours, cela pourrait donner à l'UMP une majorité écrasante. L'objectif n'est pas de pousser à la cohabitation, cela serait pour sur une cause de blocage de la France pour cinq ans, mais plutôt de rappeler à l'UMP que l'opposition existe toujours. Sinon, 2007 pourrait bien ressembler à 1993, où la droite avait "sorti les sortants" d'une façon spectaculaire. On assisterait dans ce cas plutôt à un "écrasons les écrasés" et, après cinq ans d'un système similaire je ne suis pas sur qu'il s'agisse là d'une parfaite situation.
Le MD pour l'instant est donc un projet, un projet que j'appelle de mes voeux, un projet qui marchera si on lui laisse le droit d'exister, un projet qui changera la France. Mais pour cela il faudra se battre, attaquer, piquer et pourfendre, préparons nous à la saignée...
Les Quinze mousquetaires
Et maintenant, place au gouvernement ! Tout le monde y va de son petit pronostic, nous le saurons bientôt, puisque le 20 mai toutes les décisions seront prises, mais je ne crois pas que les jeux soient déjà faits. Parmi les choix possibles pour le Premier ministre, chacun a ses qualités, ses défauts, mais rien de bien folichon : il s'agira pour sur d'un premier ministre avant tout exécutif et sa personnalité ne comptera que peu. Celui que je préfère, comme beaucoup de Français, est Jean-Louis Borloo : il ferait un excellent contrepoids à la personnalité survoltée de Nicolas Sarkozy, et amènerait un peu de sympathie à la tête du gouvernement. Les deux autres choix, Michèle Alliot-Marie et François Fillon, restent plus incertains. La première parce qu'elle a tenu la fronde contre Sarkozy, et qu'une telle concession aux chiraquiens serait entravant pour Sarkozy. Le second parce qu'il me fait tellement penser à Alain Juppé, quelqu'une de sage, de sérieux, de bien propre sur lui, mais qui renvoie une telle image de rigidité, de distance, qu'il ne pourrait être, sans changer profondément, un Premier Ministre qui inspirerait la confiance. Bref, un gros point d'interrogation reste la seule réponse à toutes ces questions.
* * *
La France a changé le 6 Mai 2007, lorsqu'elle a élu, à une confortable, quoique plus faible que crainte, majorité des votes, le candidat de l'UMP. 53% des Français ont trouvé Nicolas Sarkozy valable, ou tout du moins plus que Ségolène Royal, armé d'un bon programme et prometteur pour l'avenir. Désormais, le candidat Sarkozy est le Président de la République Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy Bosca, le poids de la fonction le calmera, lui apprendra la sagesse et pourra en faire sans doute un bon président. Après tout, avant 1990, tout le monde avait peur de Jacques Chirac comme l'agent du libéralisme et de politique sans concession, puis la fonction et l'âge l'ont changé en un pur radical-socialiste qui ont fait de ces douze ans de mandat ce qu'ils ont été. N'oublions pas que les promesses n'obligent que ce qui les croient, que tout ne sera pas forcément fait, le gouvernement Raffarin est là pour nous le rappeler. Assurément, la France ne va pas décéder sous la pression des troubles politiques, économiques et sociaux. Elle continuera son petit bonhomme de chemin, cahin-caha, peut être renaîtra de ses cendres, mais tout cela est une autre histoire.
Pour conclure, je rappellerai cette anecdote : au début de 2006, l'Express avait publié un numéro de politique fiction, "La France en 2020". Parmi les pages politiques, un encart racontait l'échec de Nicolas Sarkozy, ancien candidat malheureux à la présidence de la République, en compétition pour la position de président de la société des Amis du Musée Grévin... Pas plus que Stanley Robinson qui imaginait les vaisseaux de l'Union Soviétique croiser en orbite de Mars en 2050, l'auteur ne pouvait concevoir son "inconcevable" là bas la chute du Mur, ici le très critiqué ministre de l'Intérieur assis au bureau du Grand Charles. Pourtant nous y sommes. Personne n'y croyait, l'UMP l'a fait : Français, attachez vos ceintures, nous voilà partis pour un voyage dans l'inconnu.
10:55 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Présidentielles 2007, UMP, UDF, PS, Sarkozy, Royal
02.05.2007
Veillée d'Armes présidentielles
Nous voilà au soir du 1er mai, quelques heures à peine avant le grand débat qui opposera les deux grands candidats. Le stress qui monte avant de savoir qui brillera plus que l'autre, lequel de ces deux candidats qui ont réfusé le débat du premier tour s'en sortira le mieux, en clair, lequel aura mon vote. Décidément le sort s'acharne sur moi, puisque je ne pourrai assister à la retransmission en direct du débat à l'ambassade, il me faudra au contraire attendre les heures tardives de la nuit pour disposer enfin d'un peu de débit internet (connexion très mauvaise) et pouvoir faire mon choix... Décisif !
A bon entendeur...
11:20 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Présidentielles 2007, UMP, PS, Sarkozy, Royal, abstention
23.04.2007
Des perspectives futures
Les Français ont décidé, il y a quelques heures, de rester dans les sentiers définis des décennies passées : le principal concurrent de droite républicaine rencontrera donc le principal concurrent de la gauche républicaine. Ces décisions, tout autant que 1995 ou 2002, définiront la politique nationale pour de longues années : d'un coté une politique dynamique, tournée volontiers vers les pays anglo-saxons, plus de richesses et moins de protection. De l'autre, une politique de renforcement des bases de notre société, en reformant et assurant les systèmes qui ont fait notre succès depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. De politiques symétralement opposées en apparence, des décisions qui choquent de chaque coté, mais la volonté définie de faire changer la France.
Cette élection si importante a été corsée sur tous les plans. D'abord parce que les personnes comme les programmes doivent être pris en compte. Les Français se trouvent piégés dans cette situation schizophrène, sans pouvoir donner plus d'importance à l'un des éléments précédents. Il est possible de prendre cette situation dans n'importe quel sens, impossible de voir se dégager un thème, un point saillant dans cette campagne. Les deux candidats ont de gros défauts et quelques qualités, et tout le reste n'est qu'une question de point de vue. D'un coté un homme qui porte son orgueil sur lui et s'en fait une armure. Il règne sans partage sur une équipe aux dents longues, prête à en découdre avec la France des fainéants et des profiteurs. De l'autre une femme qui camoufle bien son ambition, mais qui n'en est pas moins motivée par la reconnaissance personnelle dans sa course vers le pouvoir. Elle combat à l'extérieur comme elle combat au sein de son parti pour s'imposer, elle ne gouverne rien sinon que sa bonne fortune. Pour elle il n'y a pas de profiteurs, juste un manque de règles du jeu. Les deux déchainent les foules, et motivent tant et si bien que la participation n'a jamais été aussi élevée pour un premier tour d'une élection présidentielle au suffrage universel.
Pourtant, il ne faut pas être dupe. Nos deux candidats sont issus du sérail et se sont faits grâce au système, au sein du système et pour la survie du système. Peut être Sarkozy est-il un "self-made man", il n'en est pas moins dans la politique depuis l'âge de vingt trois ans. Sans doute Royal est-elle née dans une famille rigide et contraignante, elle en est pourtant une énarque dans le pur jus, entourée d'énarques et politiciens modèles. L'ENA n'est pas ici le problème, ni même la formation des élites au sein des partis politiques. Juste que ces deux candidats n'ont jamais connu la vie vraie. Sarkozy a déprimé et a pensé reprendre son emploi d'avocat ? Ce ne fut jamais pour longtemps. Royal a passé ses examens d'avocat ? Pour ne jamais plaider. Ces gens ne sont pas formés au contact de la France dont le coeur bat, seulement de celle qui pense. Pire, cet homme et cette femme ont trahi, ont menti, ont détruit des vies et des carrières, ont claqué du doigt pour faire et défaire, et ce n'est pas la magistrature suprême qui arrangera cela. Avant même d'y être ils sont pourris, avant même de venir à nous ils étaient traitres, avant même de se présenter ils portaient déjà la violence et l'orgueil en eux.
C'est en opposition à tout cela que François Bayrou se présente. C'est ce qui m'a séduit chez lui, cette image de Français moyen qui se transcende pour faire de son parti et de son image des concepts incontournables. Il a menti sans doute, il a trahi peut être, il est politique depuis bien plus de temps, mais tellement moins que les autres. Il s'est dressé contre l'oppression quand les autres ont plié, quand Sarkozy supporte la guerre en Irak, quand Royal laisse tomber certaines de ses idées pour adopter celles, ineptes, du parti socialiste. Bayrou est différent d'eux, son score a montré qu'il a séduit, mais sans doute faudra-t-il attendre encore cinq ans pour monter sur la première marche.
Alors, que faire pendant ces cinq ans ? Tout simplement construire le meilleur parti de France. Pas le plus puissant, pas le plus imposant, juste celui qui dispose du plus d'idées, de plus d'énergie, de foi. Faisons de l'UDF un parti de la société civile, où les politiques et les hommes et les femmes de tous bords s'unissent pour construire la France dont nous rêvons tous. Bien sur les précédentes tentatives de société civile, d'Aillagon à Mattéi en passant par Allègre n'ont pas été concluantes. Mais ces gens, au contact de la France chaque jour, savent comment améliorer la situation des leurs. Pourquoi par exemple ne pas créer des petits groupes, sur chaque sujet, constitués de personnes issues de la société civiles et de différents bords, réunies autour d'un politique qu serait chargé de défendre les idées du groupe au conseil des ministres ? Le politicien ne serait plus un décideur absolu, plutôt un arbitre et un conseilleur technique qui aiderait la société à se diriger elle même. Peut être que cela pourrait ne pas marcher, que cette machine à gaz serait trop lourde à faire fonctionner. Pourtant ce système pourrait s'imposer au sein de chacune de nos fédérations, penser à tous les niveaux sur tous les sujets, construire des solutions durables pour tous. Il ne s'agit pas de trouver des solutions molles, de temps en temps l'arbitre devra décider entre deux propositions opposées. Faut-il un second porte avions ? Débattons et apportons une solution valable. Faut-il augmenter le SMIC ? Y a-t-il d'autres points de vue possibles ? Tout problème correspond à une solution, il ne tient qu'à nous de la trouver.
Ce système se rapproche de la démocratie participative de Ségolène Royal, à la différence près que ce système ne laisse pas à une minorité socialiste de débattre sur des idées, de les adapter aux besoins de la politique. L'approche de Royal est bonne, il reste juste à respecter les engagements et trouver les bonnes solutions adaptées aux problèmes. C'est là sans doute le principal défaut de la candidature socialiste, un programme non innovant et même dangereux, caché sous le parasol de la démocratie participative. Cela n'est pas juste, et Ségolène Royal le sait bien.
Ce sera sans doute la fin de cette élite réduite de la France qui pense et qui impose ses décisions au reste du pays. J'en suis moi aussi quelque part, et cela détruit de penser chaque jour que la piste future que je suis n'est plus en accord avec mes idéaux. Bien sur Sciences Po aide à comprendre le système, à avancer et à se faire reconnaître comme capable. Mais qu'est ce qu'un système qui empêche ses membres de participer à tous les niveaux ?
La France a l'opportunité, et aura sans doute l'opportunité en 2012 de changer les choses : je reste pessimiste sur la reprise de la machine sous l'un ou l'autre des candidats. Certaines choses iront mieux, d'autres au contraire vont se creuser et créer de nouvelles crises. La violence et la peur feront partie d'un quinquennat Sarkozy, la médiocrité et la morosité d'un mandat Royal. EN 2012, les problèmes se reposeront, sous d'autres termes : il sera temps pour l'UDF de montrer que son programme est possible et positif pour la France.
Tout cela n'est qu'une question d'attente... et d'efforts.
19:25 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, UDF, UMP, PS, Bayrou, Sarkozy, Royal
La Victoire en chantant
Voilà la campagne présidentielle qui se termine pour l'UDF, sur un score merveilleux, un peu plus de 18%, qui donnent efin à la Révolution orange un poids pour lutter au centre contre les deux partis bipolaires (à comprendre dans les deux sens). Au delà de cela, une question se pose : comment faire pour choisir entre un maniaque bouffi d'orgueil et une idiote bouffie d'orgueil ? Excellente question s'il en est. D'un coté Nicolas Sarkozy, qui a passé la journée à se montrer entouré de Cécilia et des blondes filles de Jacques Martin (ah ces histoires de famille !), de l'autre Ségolène Royal recluse dans sa maison de Melle, avec son fils ainé (Ahhh ouais ma mère elle est passée je suis trop super méga content). D'un coté Sarkozy qui pense qu'il a déjà tout gagné, avec son tour de Paris en voiture(s) (et une des filles qui fume devant les caméras), d'un autre Ségolène qui refait le coup de la fille spirituelle de De Gaulle et de la Vierge Marie, je vous ai compris tout en Blanc en étendant les bras façon Toto le petit robot. D'un coté Sarkozy qui regarde Dieu, la configuration de la salle Gaveau aidant, de l'autre Ségolène qui débite son discours à petite vitesse, histoire que tout le monde PU-ISSE LA COM-PREN-DREU FERMEZ LES GUILLEMETS POINT A LA LIGNE NOUVEAU PARAGRAPHE.
En tous cas comme elle le dit si bien, il va falloir se serrer les coudes. Quant à moi, je préfère me fendre les côtes à l'écouter et à l'imaginer le 14 Juillet 2007 en train de débiter son discours si lentement qu'à 14h on y sera encore. Quant à la journaliste qui a OSE critiquer d'un tout petit peu Xavier Darcos sur France 2, il faudrait lui dire qu'elle est virée, comme tous les journalistes qui ont un jour critiqué Sarkozy. D'ailleurs France 3 sera fermée et France 2 vendue aux Saoudiens, parce qu'une telle conduite est intolérable !
Bref vous l'aurez compris, de Sarkolène et Ségozy, je ne sais que choisir. Peut être le vote blanc, balle au centre, tout en se disant que c'est peut être une connerie. L'un comme l'autre m'énervent, mais je n'arrive toujours pas à savoir ce qui sera pire : des tendances "raides" (parce qu'autoritaire est vraiment trop connoté) ou des tendances "molles" (façon bol de gelée). Ni l'un ni l'autre n'ont la moindre qualité pour devenir président(e) de la République : et pourtant, il faudra bien choisir...
14:40 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UDF, UMP, PS, Sarkozy, Royal, Bayrou
20.04.2007
22 Avril
J'avais écrit une note très longue, une vision de la France idéale, j'avais bien pris mes précautions et pourtant, mon ordinateur a fait long feu, et ma note miracle est partie en fumée... Des lignes et des lignes et des lignes pour dire à ceux qui me lisent et m'écoutent que, quoiqu'il arrive, le 22 Avril ne sera pas une panacée. François Bayrou se détache du lot parce qu'il est franc, parce qu'il est honnête, parce qu'il a à la fois l'expérience du système et l'existence hors système. Il est un gouvernant instruit, un citoyen, un politicien parmi d'autres, qui cherche simplement à unir les forces antagonistes et faire avancer son pays. Alors que la gauche s'attache à une France sclérosée et que la droite se tourne vers des politiques atlantistes voir bushiennes, Bayrou rêve, à sa petite échelle de refaire la Great Society de Johnson. Recréer quelque chose, reforger la société sur des bases saines, refonder non pas le pacte social, non pas la notion de nationalité et d'identité, mais simplement, à son échelle, reformer le gouvernement pour donner aux Français le droit de réussir. Le 22 Avril sera la fin d'un cycle de douze ans, un cycle sans fin pour certains, si long pour d'autres, à coup sur une page qui se tourne. Samedi pour nous Américains, Dimanche pour nous Français, les élections seront un pas vers le futur. Point de vote utile, point de vote contestataire, il faut laisser les Français s'exprimer. Point de manoeuvres, point de luttes, tout est désormais terminé et il ne faut plus qu'attendre. Bayrou se détache, il n'est pas l'homme providentiel, de loin, mais encore est-il plus réaliste que les autres. Un peu... C'est à croire qu'il n'y a pas dans cette génération de politicien de grande envergure.
Le 22 Avril, une porte vers l'avenir va s'ouvrir. Et au bout du couloir...
11:40 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles 2007, UDF, Bayrou, politique, UMP, PS, Royal
05.04.2007
Les 100 ministrables
Le Bleu de Profession politique publie aujourd'hui, Jeudi 5 Avril 2007, la liste des 100 ministres et premiers ministres potentiels des trois gouvernements possibles pour l'apres election. Pas beaucoup de surprises, a part peut etre ce qui m'apparait comme des incongruites, et meritent d'etre creusees. Par exemple, Alain Juppe au ministere de l'Ecologie de Sarkozy, Corinne Lepage en Premier Ministre de Bayrou (entre autres, et cela n'a rien a voir avec ses capacites, juste l'impression qu'elle ne colle pas avec le personnage), Francois Hollande au ministere de l'Economie (a mon avis il ferait mieux de rester au PS et de tenir le navire, ou alors prendre l'Assemblee Nationale : c'est ce qu'on appelle la cohabitation des pouvoirs), Charles de Courson a l'Equipement alors que je le pensais aux Finances, Roselyne Bachelot et Christine Boutin comme seuls choix a la Sante (danger sur la Canicule !!) ou encore Jack Lang aux Affaires Etrangeres... Oui vous avez bien lu, JACK LANG aux Affaires Etrangeres, sans doute avec l'objectif de faire pire que Douste-Blazy. D'autres sont de semi-inconnus a l'apparition ponctuelle : Denis Olivennes, Patron de la FNAC, pour Bayrou a la Culture, n'est ce pas un peu cliche ? Anne Lauvergeon a l'Economie pour Sarkozy, n'est-ce pas un peu dangereux ? Julien Dray a l'Interieur, un vrai cauchemar (pour ceux qui ne le savent pas, je deteste Julien Dray) ? On aura note l'absence de Martine Aubry, toujours autant mise de cote, le retour prudent d'Elisabeth Guigou comme idee pour les Affaires Etrangeres (ils ont vraiment un probleme au PS avec les Affaires Etrangeres).
De bonnes petites equipes en ordre de bataille, pretes a en decoudre pour la victoire finale. reste encore a verifier aue les trahisons ne seront pas trop nombreuses, surtout avec Bayrou au deuxieme tour (ah oui au fait, si le PS ne passe pas le premier tour, en 2012 le parti aura ete absent des elections pendant 17 ans... joli chiffre non ?), plus quelques surprises de dernier moment et le coup du hasard... Un vrai plaisir a demeler !
Pour plus d'infos : 100ministrables.pdf
20:10 Publié dans Politique Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Presidentielles 2007, ministrables, PS, UMP, UDF, politique






