10.10.2008
Le temps de rien
Il y a des jours où l’on se demande pourquoi vivre. Sans le temps de penser, sans le temps de rire, sans le temps de se projeter, mais juste de bâtir, pierre à pierre, des châteaux en Espagne dont le seul but est de faire croire, à soi-même comme aux autres, que l’intelligence déborde de sa tête. C’est ficher, rédiger, disserter, synthétiser, produire encore et encore des tonnes de documents, un livre, une œuvre, une bible, pour espérer un jour tutoyer les étoiles. Je n’en vois toujours pas l’intérêt.
Comme vous pouvez le voir, les choses ont bien changé, en un an. Depuis mes derniers articles la grande aventure américaine a pris fin, j’ai regagné mes pénates. Je me suis fait les dents à l’Assemblée Nationale et dans diverses collectivités locales, prenant la posture du sage qui juge des routes qui s’offrent à lui. J-365 aujourd’hui, et je ne sais toujours pas ce que je dois faire de ma vie.
Certes les conditions alentour m’aident déjà à faire un tri somme toute sommaire. Les subprimes me confortent dans l’idée que l’administration, sa stabilité et son emploi à vie, à défaut de perspectives de carrières, est un bon choix. Qu’attaché est honorable, administrateur possible. Que la revue générale des politiques publiques est un outil magnifique et qu’il fera bon vivre dans une France modernisée et renforcée.
Désormais face au choix du Roi, il ne me reste plus qu’à choisir entre l’administration centrale et l’administration territoriale. Autant que je puisse en juger, et sur les informations que m’ont fourni mes stages, si l’une fournit le salaire et les perspectives, elle s’englue dans les conflits de personnes, étouffées par la structure monolithique de l’ensemble. L’autre est plus dynamique, se veut le nouveau « Far West » français, paye moins mais offre un horizon brillant et dégagé. Entre les deux mon cœur balance.
Alors j’avance, je continue à maçonner ces tours de Babel, galérien de mon temps comme tant d’autres. Vivement la fin des études.
15:22 Publié dans Sciences Postulations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sciences po, bordeaux, administration, concours
01.11.2006
Ambassade Etudiante !!
Projet d’une association au sein de l’Institut d’Etudes Politiques, dédié à l’assistances des étudiants partant à l’étranger (Outgoing) et arrivant en France (Ingoing) dans le cadre du cursus international.
1. Objectif Ouverture Internationale
Premier objectif de l’Association, faire du départ à l’étranger un domaine réactif, ouvert et mobile de la vie associative de l’IEP. Actuellement, l’ensemble des relations internationales et du lien Sciences Po / étrangers passe par le service dédié de l’administration, en l’occurrence Maggie et personne d’autre. Cela occasionne des lenteurs dans le processus, des coups de gueule fréquents, des questions en suspend, des informations pas toujours disponibles et adaptées aux demandes. Afin de répondre à l’attente des élèves, l’Ambassade étudiante devra prendre en charge la rédaction du guide du départ à l’étranger, mettre en place un annuaire des étudiants par pays et par promos afin de renforcer les synergies et les coups de pouce entre Sciencepistes (cette idée a surtout pour objectif de sous traiter le trombi IEP, section International, afin de simplifier l’envoi des photos, etc. genre déposer une photo avant de partir… cela peut être intéressant surtout parce que le BDE change chaque année, alors que l’Association peut se débrouiller pour avoir un roulement.
2. Objectif Information
L’Ambassade Etudiante devra constituer progressivement une équipe spécialisée dans les formulaires internationaux nécessaires pour le départ à l’étranger. Ca peut paraître lourd comme idée, mais si en Septembre prochain, chaque étudiant vient donner une liste de tous les papiers qu’il a pu signer (en gros bien sur), le travail peut être rapidement fait. L’Ambassade peut se débrouiller pour avoir les principaux formulaires prêts pour tous les pays (genre les pays paumés qui ont pas tous leurs formulaires en ligne, ou les étudiants qui oublient de remplir tel ou tel). Au fur et à mesure, il faudra réactualiser la base de données et les papiers nécessaires. Attention ! ce système ne peut fonctionner qu’en accord avec Maggie, qui est tenue informée par ses contacts des évolutions. Il faudra donc lui demander de rebalancer automatiquement les mails d’info.
3. Objectif Contact
Durant le séjour des Français à l’étranger, et des étrangers en France, l’Ambassade étudiante doit pouvoir fournir des services rapides et précis aux étudiants qui en font la demande. Aujourd’hui, demander une lettre de motivation pour un stage, récupérer un papier égaré, obtenir une copie de ses transcripts, est soit impossible, soit décourageant. Au travers d’une permanence informatique 7j/7, tournante entre les membres, l’Association proposera un service de résolution des problèmes à distance, en partenariat avec les Administrations de Sciences Po et de l’Etat français. Cela passe par une mise à disposition des documents nécessaires via numérisation et résolution des problèmes en 48h chrono.
Le contact, c’est aussi ne pas perdre de vue le retour à Sciences Po en Troisième année. L’Ambassade Etudiante pourrait prendre en charge de proposer des résumés des cours de Troisième année à destination des étudiants qui sont à l’étranger. Rien de très lourd, genre deux pages par cours et par semaine… Bon d’accord c peut être une idée grotesque, surtout si les profs changent tout le temps… Mais au moins la question est posée. L’Ambassade peut aussi proposer un court journal informatique (tenue d’un blog, d’un site ?) sur les activités étudiantes à Sciences Po, genre tribunes politiques, résumé des rencontres Sciences Po Sud Ouest, (et pourquoi pas proposer une participation aux questions, genre, vous voulez participez, faites le nous savoir ?), activités sportives (le journal de l’AS n’a jamais vraiment fonctionné, en tous cas je l’ai jamais vu faire…), etc.
4. Objectif Accueil
L’Ambassade étudiante ne peut se développer à destination des Etudiants venant de l’étranger sans faire une concurrence directe à Erasmix, qui s’occupe déjà de faire connaître aux étrangers la ville et la région. Deux possibilités s’offrent donc : soit rester volontairement petit, et se cantonner à des « Social Hours », c'est-à-dire à des rencontres organisées entre Français et étrangers pour parler de son pays, dans les bureaux de Sciences Po ou autour d’un verre… ou alors simplement proposer l’absorption d’Erasmix, pour coordonner les efforts sous un sigle unique…
Ce sont là les premières idées… elles vous paraissent peut être un peu bizarres, voire superflues, mais ici j’aurai eu un terrible besoin de tous ces services, que Sciences Po n’est malheureusement pas en mesure de me fournir, ou alors avec des délais immenses (j’ai besoin d’une lettre de recommandation pour le 27 Octobre, Harismendy est injoignable et Sciences Po ne trouve plus la lettre qui était jointe à ma convention de stage !!! je vais être à la bourre)... Bref, vos idées et critiques sont les bienvenues !!
Organisation
Naturellement, l’organisation d’une telle association sera assez complexe, devant le nombre de fonctions différentes. Je propose celle-ci :
Président d’honneur : Robert Lafore ou Margaret Dalrymple, au choix.
Président Exécutif : Etudiant élu par le bureau
Trésorier : Etudiant élu par le bureau
Vice Président en charge des Outgoings : Etudiant élu par le bureau, responsable des contacts avec les étudiants à l’étranger, à charge de Secrétaire.
Vice Président en charge des Ingoings : Etudiant élu par le bureau, actuel président d’Erasmix (?), agrandi d’une équipe « Social Hours », à charge de Secrétaire intérimaire.
A mon avis, pour faire tourner correctement le système, il faudrait au moins un total de 10-12 étudiants, à ajouter aux actuels volontaires ERASMIX. Ce nombre est optimal, il peut être réduit selon les nécessités et les propositions de volontariat.
Voilà, je m’ouvre à vos critiques, vos propositions… si c’est stupide, dites le moi, sérieux ça me fera avancer, loool… sinon proposez toujours des trucs, pour aménager, réduire, faire grandir, ce sera aussi très bénéfique.
18:00 Publié dans Sciences Postulations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sciences Po Bordeaux, Association Etudiante, journal intime
09.10.2006
Premières Impressions américaines
En avant première mondiale, voici mon commentaire Sciences Po sur mes premiers mois à Irvine...
Parmi les derniers sciencespistes à effectuer mon séjour à l’étranger en troisième année, j’ai eu la chance d’être accepté par le Centre de Californie, et de partir un an étudier à l’Université d’Irvine. Lorsque pour la première fois j’ai vu la liste des destinations offertes par l’IEP, la Californie a tout de suite retenu mon attention. Promesses de cours d’un bon niveau, d’un environnement agréable, d’une étiquette indéniable sur le Curriculum Vitae, bref, les Universités de Californie disposent d’un attrait rare. Mais c’était minorer le parcours administratif nécessaire pour y partir et y étudier.
Première étape, la sélection par le Centre, situé à Bordeaux-III. Pour peu que vous ayez un bon niveau, un bon score au TOEFL (plus de 520 pour les plus petites, 550 pour Irvine ou Los Angeles, 600 pour Berkeley) et des références solides, la procédure suit son cours naturellement et sans trop de contraintes. Viennent ensuite les nécessités d’inscriptions auprès de l’université. Irvine est convertie au tout-informatique, c’est donc via Internet que toute la paperasse transite. Après avoir reçu vos codes d’accès, l’un par la poste, l’autre par courriel, vous pouvez remplir à loisir les SIR, SLR et autres UCnetID qui créent votre identité au sein de l’université. Il vous faut ensuite vous préoccuper des papiers et des divers paiements pour le logement, l’envoi de chèques bancaires libellés en dollars étant à peu près la seule solution pour être sûr de ne pas dépasser la date limite. Il faut ensuite gérer le visa et le passeport à lecture optique, d’un coût important (environ 200 euros). La remise du visa est conditionnée par un entretien au Consulat des Etats-Unis à Paris, environ une minute trente à 7h du matin, après une file interminable dans le Paris qui s’éveille. Heureusement, une fois ces dernières formalités passées, le flot de papier se tarit doucement, même si une fois sur place il faut encore s’atteler à donner des chiffres, signer des formulaires, courir pendant deux trois jours sur le campus. De quoi effrayer le plus besogneux des administratifs.
Mais tous ces efforts sont largement récompensés. Avant de découvrir l’Université, j’ai d’abord du me rendre à la résidence étudiante, pour prendre possession de mon logement. Celle-ci à lieu le dimanche précédent le début de la semaine d’accueil, de 10h à 16h. Soyez plutôt en avance, la file d’attente se forme très tôt et prend rapidement des proportions considérables. Je suis logé sur Arroyo Vista, où j’ai été accepté dans le programme « International Village ». Il s’agit d’une nouvelle structure qui accueille une moitié d’étudiants étrangers et une moitié d’étudiants américains, d’horizons divers. L’ambiance y est exceptionnelle, j’ai eu la chance de tomber sur des « housemates » particulièrement sympas, des activités sont organisées chaque semaine, et même si je dois partager ma chambre avec un colocataire, l’expérience vaut la peine d’être vécue.
Ce logement me coûte $465 par mois, ce qui est un peu plus cher que l’autre résidence qui accueille des étrangers, Campus Village ($399), mais tellement plus attrayant… Néanmoins afin de s’assurer un logement, il est nécessaire de s’y prendre très à l’avance, dès Juin, les demandes sont très nombreuses et on se retrouve facilement logé hors campus ou dans des résidences semi privées, à des tarifs prohibitifs ($900). Mon logement se trouve à quelques mètres du Centre Sportif ARC, totalement délirant si vous le comparez au COSEC, à proximité des commerces, des restaurants, à moins d’un quart d’heure à pied de mes salles de cours. Le campus est immense, organisé autour d’un immense parc, Aldrich Park, un écrin de verdure dans une région brûlée par le soleil. En clair, un cadre idyllique, avec une température oscillant entre 15 et 30°c toute l’année, presque jamais de pluie, rarement de vent.
Je me suis ensuite plongé dans le grand bain. L’arrivée à l’université proprement dite est très bien organisée, les activités proposées par le Centre International, le Centre EAP ou l’Ecole des Sciences Sociales, dont dépend le département de Science Politique, permettent rapidement de s’intégrer et de se faire de nouveaux contacts. Le personnel est très ouvert aux problèmes des étudiants, les bureaux sont ouverts sur de très longues plages horaires, généralement 8h-18h en continu, et l’arrivée en est grandement facilitée. La population est aussi très attachée à son université, la ville s’est construite autour de l’université, qui reste le principal employeur et la principale source de revenus du secteur. Les cours fonctionnent sur le principe des « quarters » du système UC, à savoir :
Fall Quarter : 18 Septembre – 8 Décembre 2006
Winter Quarter : 3 Janvier – 22 Mars 2007
Spring Quarter : 28 Mars – 16 Juin 2007
Les étudiants étrangers doivent, pour des questions d’immigration, sélectionner à chaque quarter 12 units minimum, ce qui correspond en général à 3 cours. Le maximum le plus souvent observé est 20 units, soit 5 cours, mais il faut là une grande motivation pour tenir le niveau de travail, surtout lorsque l’Anglais n’est pas votre langue maternelle. L’offre de cours est très importante, elle couvre tous les domaines traditionnellement représentés à Sciences Po. Il ne faut pas s’arrêter aux cours du département de Sciences Politique, mais surtout s’intéresser aux Etudes Internationales, à la Sociologie, ou encore à l’Histoire, qui offrent des cours très intéressants. Les cours peuvent être choisis sans contrainte, dans tous les départements imaginables, tant que les pré requis sont confirmés. La masse de travail est très importante, beaucoup de lectures, les fameux « readings », mais fluctuent selon les cours. Avant de vous inscrire, en ligne, faites donc un petit tour sur http://www.ratemyprofessors.com, pour connaître la réputation des professeurs. Je vous l’assure, cela peut être très bénéfique. Petite précision d’importance, lorsque vous sélectionnez vos cours, et que la machine vous demande d’ajouter un DIS, il s’agit d’une Discussion Course, l’équivalent d’une conférence de méthode, dont les références accompagnent celles des Lecture Courses, ou cours d’amphi, sur le site internet. Très utile pour éviter de se faire effacer du système deux jours avant le début des cours…
Les cours sont répartis en deux grandes catégories, undergraduate lower et upper-intermediate, numérotés respectivement de 01 à 99 et de 100 à 199. Ces cours sont largement accessibles, même pour un premier trimestre j’ai sélectionné un cours lower et deux cours upper, ces derniers étant plus concrets et plus intéressants à suivre. Les examens se déroulent en deux séries, midterms et finals, et consistent globalement en des séries de questions et/ou des essais sur les lectures travaillées en cours. Des tests ponctuels, et parfois non prévus, sont réalisés par les professeurs courant du trimestre, et permettent souvent de grappiller quelques points.
Petit point qui a son importance : UCI propose, ainsi que la plupart des Universités de Californie, des « aménagements » de la scolarité, qui sont particulièrement intéressants, en plus les nombreuses associations, UNICEF, French Club, Partis politiques, présents sur le campus. Le premier, Model United Nations, consiste en intégrer un groupe d’étudiants locaux, qui participe chaque année, au printemps, à une simulation d’Assemblée des Nations Unies, où chaque groupe doit représenter un Etat et défendre ses intérêts contre d’autres groupes d’universités différentes. Le second, UCDC Internship, propose aux étudiants de passer un trimestre à Washington DC, logé dans les locaux de l’université de Californie, et de suivre en parallèle : des cours (un ou deux) dispensés par des professeurs détachés des différentes UC, et un stage, dans une administration, une ambassade, une association, un lobby. Bien sur de nombreuses options sont fermées aux Français, citoyenneté américaine oblige, mais il reste toujours possible de trouver une place auprès d’organismes européens, d’associations ou de l’Ambassade de France à Washington. Il s’agit là d’une opportunité en or de découvrir d’autres horizons, et de faire les deux côtes en une année !
Même si la masse de travail est importante, il ne faut pas négliger de se divertir un peu ! La ville d’Irvine est avant tout une ville dortoir, mais à l’avantage certain de se trouver au cœur du Comté d’Orange, le célèbre Orange County. Les infrastructures sont exceptionnelles, même si une voiture est grandement nécessaire pour se déplacer tant le service de bus est réduit à sa plus simple expression. La carte étudiante donne néanmoins accès à la gratuité des transports à des réductions dans la plupart des parcs d’attraction, notamment Disneyland et Universal Studios, tout proches. Le campus est situé plus près des plages de Newport Beach et Huntington Beach que la ville d’Irvine, sur les hauteurs, et s’y rendre est vraiment très facile. De nombreuses activités sont aussi disponibles à une heure tout au plus de voiture, que ce soit South Coast Plaza, un des dix plus grands centres commerciaux au Monde, d’immenses salles de spectacle, Los Angeles et San Diego. Le coût de la vie est aussi relativement comparable à celui de Bordeaux, mais uniquement grâce à l’avantageux taux de conversion euro-dollar (1,28 à la rédaction de ce texte). Si les activités sont globalement moins chères, surtout pour les étudiants, la nourriture elle est rapidement hors de prix, surtout les produits frais, même s’il est toujours possible de manger à peu de frais dans les nombreux fast-foods qui entourent le campus. Cela n’entache en rien les qualités de ce campus, qui est réellement un endroit parfait pour vivre, étudier et s’épanouir.
En conclusion, UCIrvine, bien que peu connue, est vraiment un excellent choix pour une année à l’étranger réussie. Elle conjugue un cadre merveilleux, des cours de très bon niveau, des opportunités non négligeables, des expériences uniques. C’est une université en perpétuelle croissance, politique couronnée de succès, vu le nombre de prix accumulés ces dernières années. Moins de trois semaines après mon arrivée, et malgré une masse de travail impressionnante, je m’y sens déjà comme chez moi, et j’appréhende le retour…
06:40 Publié dans Sciences Postulations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sciences Po, UCI, Irvine, Californie
04.09.2006
Pieux Anniversaire
Il y a 136 ans naissait la Troisième République, issue des décombres du Second Empire Napoléonien. Quatre Septembre, jour de deuil pour les bonapartistes, jour de joie pour tous les démocrates, qui ont vu à cet instant se lever l'espoir d'une République, en danger certes, mais un embryon de régime démocratique. La France est entrée dans l'ère moderne un 4 Septembre, c'est en des jours comme celui-ci que l'on mesure mieux l'oeuvre accomplie depuis ces dates fatidiques.
18:35 Publié dans Sciences Postulations | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : République, politique, anniversaire
22.08.2006
Sciences Tribulations
Ou quand Sciences Po se prend la tête pour des cacahuètes...
Dans la série l'administration française fait oeuvre de bon sens, Sciences Po Bordeaux a découvert que deux promos à l'étranger à régir en même temps sur des statuts différents, n'étaient pas franchement pratique. Donc, histoire de simplifier, 75% de la promo de 3ème année se retrouve administrativement en 2ème Année. Horreur ! se sont écriés tous en choeur les élèves victimes, selon eux, d'un crime immonde et lâche. Victimes d'une réforme qu'ils avaient su éviter, et dont tant d'autres avaient fait les frais. Victimes d'un ordinateur peut-être, qui DEVAIT avoir fait une erreur... Rassurez vous chers élèves catastrophés pour si peu, ce n'est pas parce que l'on écrit "Deuxième Année" sur une carte étudiant que vous allez passer deux ans de plus sur les bancs de l'amphi... Laissez donc l'administration gérer sa barque dans les remous de la réforme, et laissez vous guider par le courant jusqu'à la sortie. Ce sont sans doute là des considérations qui nous dépassent !
Petit question : quelqu'un aurait-il noté la date limite pour le choix du master de Quatrième année ? Les bruits courent que cette date se rapproche dangereusement, ET JE NE SAIS TOUJOURS PAS OU ALLER ! Décidément, les problèmes existentiels...
22:10 Publié dans Sciences Postulations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sciences Po Bordeaux, Réforme
16.06.2006
Scandales et billevesées
L'année universitaire vient juste de se finir à Sciences Po Bordeaux, et les contestations de tous bords se multiplient... En cause, le nombre de redoublants, incroyablement haut cette année. Au delà du fait que plusieurs élèves soient rejetés ou soumis à repêchage, les manoeuvres comptables tiennent parfois de l'incompréhensible. Par exemple, une étudiante à la moyenne générale supérieure à la moyenne (dotée de 20 en sociologie, fait très rare) est renvoyée pour une moyenne de conférence annuelle de 9,20.
Les syndicats étudiants se sont saisis du problème, demandant des explications aux responsables et à la direction, absorbée en ce moment par les préparatifs des concours suivants... Génération sacrifiée.
Affaire à suivre
15:43 Publié dans Sciences Postulations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : IEP Bordeaux, Sciences Po Bordeaux






