24.04.2007
François Bayrou en route vers l'avenir
Allocution de François Bayrou, lors des résultats du premier tour de la Présidentielle de 2007.
A tous ceux qui l'ont vue, et ceux qui ont eu le loisir de comparer avec toutes celles qui l'ont précédée et suivie, je ne dirai qu'une chose. Ce fut la plus belle, la plus émouvante sinon la seule, la plus à même de me faire croire en l'avenir. Ce jour là j'ai vraiment vu en lui le meilleur politique des trois. Le ton, la personne, la gestuelle et la joie teintée de nostalgie, tout y était. Jusqu'à la phrase de conclusion : lorsque le meilleur politique paraphrase le meilleur des classiques, alors il n'y a plus qu'à suivre. Et à espérer...
"J’ai une bonne nouvelle pour vous. A partir de ce soir, la politique française a changé et elle ne sera plus jamais comme avant. Malgré des manoeuvres innombrables, malgré l’alliance objective du Parti socialiste et de l’UMP, malgré des sondages manipulés – je veux rappeler que certains instituts n’hésitaient pas à annoncer ces dernières heures encore que l’extrême droite allait être devant nous, malgré ces forces considérables, plus de 7 millions de Français se sont réunis pour porter une magnifique idée du changement.
C’est à ces millions de Français que je pense : ils ont fait une magnifique campagne électorale. Ils ont formé une force nouvelle, La seule force nouvelle de la politique française. Ils ont ouvert un chemin d’espoir pour la France et ce chemin d’espoir ne s’arrêtera pas. Il y a enfin un centre en France. Un centre large, un centre fort, un centre indépendant capable de parler et d’agir au-delà des frontières d’autrefois. Ceux-là, ces millions de Français, ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France. Je vous le dis le mal de la France est plus grave qu’on ne le croit dans les deux partis qui sont encore ce soir arrivés en tête.
Nous ne sortirons pas la France de la situation qui fait souffrir tant de femmes et d’hommes qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux et pas des guerres de partis. Nous n’en sortirons pas sans un changement profond. Ceux-là, ces millions de citoyens ont voulu qu’on ne raconte pas d’histoire au pays, que l’on ne fasse pas de fausses promesses, qu’on les regarde comme des citoyens c'est-à-dire comme des responsables. Cette espérance que nous avons fait naître, j’en ai la charge, je ne l’abandonnerai pas, ni une minute, ni une seconde pendant les jours, les semaines et les mois qui viennent. J’aime cette espérance. Je mettrai toutes mes forces à rénover la politique française. Je l’ai rénovée hier, je la rénoverai demain. Je n’abandonnerai aucune de ces convictions. Je ne reviendrai pas en arrière.
Je récuse et je récuserai toujours l’idée qu’il n’y ait en France que deux idées de l’avenir. L’avenir de la France exige au contraire qu’on fasse vivre ensemble les valeurs des uns et des autres. L’avenir de la France exige une démocratie profondément nouvelle, honnête avec des règles et des principes si souvent bafoués depuis longtemps. Toutes les décisions que je serai amené à prendre dans les jours qui viennent, toute les positions que nous adopterons, seront inspirées par cette seule conviction : la nouvelle politique est en train de naître, cette espérance est grande et juste, et personne, vraiment personne ne l’arrêtera."
11:00 Publié dans MD, nouvelle génération, UDF, du passé et ds racines | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, UDF, Bayrou, Présidentielles 2007
18.04.2007
Bayrou Connection
Voici un résumé simple clair précis de ce que Bayrou Président veut dire... J'espère que vous apprécierez !
François Bayrou sera le président qui rassemble la France.
Il est le seul vote utile pour la France
François Bayrou est le seul candidat capable de faire gagner le modèle républicain, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Dans tous les cas de figure, il est le seul à gagner au second tour.
Il est indépendant du système
François Bayrou est un homme libre et courageux face aux pouvoirs médiatiques, économiques et partisans.C’est la garantie d’une présidence indépendante.
Il refuse de faire des fausses promesses
Malgré 1 200 milliards d’euros de dette, les autres candidats continuent à multiplier les promesses et à distribuer les cadeaux.Il est le seul candidat qui a entièrement financé ses engagements par des économies correspondantes et qui s’engage à interdire dans la Constitution les déficits pour payer le train de vie de l’État.C’est la garantie que les engagements pris seront tenus.
Il propose un projet équilibré et concret pour améliorer votre quotidien
• 2 emplois nouveaux sans charges par entreprise.
• L’éducation comme priorité nationale avec des moyens garantis et des objectifs vérifiables.
• L’augmentation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans.
• La mise en oeuvre des principes du pacte écologique signé avec Nicolas Hulot.
• Un nouveau texte européen, qui sera soumis à référendum, pour rétablir la confiance entre les Français et l’Europe.
• La suppression des cautions et des dépôts de garantie pour tous les locataires, qui seront remplacés par un système efficace d’assurance mutuelle.
• Le doublement du budget de la justice pour améliorer son fonctionnement.
• Une offre et une qualité de soins garanties à tous partout sur le territoire.
• Le doublement en 10 ans des moyens consacrés à la recherche pour créer les emplois de demain.
Retrouvez l’intégralité du programme d’action de François Bayrou sur www.bayrou.fr
19:10 Publié dans UDF, du passé et ds racines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Présidentielles 2007, UDF, Bayrou, Président, 22 Avril, Centre
14.04.2007
...UDF UDF UDF...
Comme le TGV Est qui passe à toute vitesse, François Bayrou remonte encore un peu sur la candidate socialiste et se prépare à finir en beauté cette campagne présidentielle 2007. Ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais il faut tout de même remarquer que passer de 7 à 21% en trois mois, ce n'est pas donné à tout le monde... Dernière ligne droite pour notre cher parti, qui se réunit le 18 Avril à Bercy autour de François Bayrou, pour préparer le bouquet final !
Plus d'info sur http://www.bayrou.fr
20:00 Publié dans UDF, du passé et ds racines | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, Présidentielles 2007, UDF, Bayrou, Premier tour, Bercy, 18 Avril 2007
11.04.2007
L'Attente...
Je suis un bien piètre soutien à mon candidat, moi qui ne m'exprime pas, qui n'harangue pas, qui ne supplie pas, qui ne bataille pas, alors que l'échéance suprême arrive... Même s'il est vrai que mon emploi du temps overloaded n'est qu'une maigre excuse, il faut dire que je ne trouve que peu d'intérêt à la campagne qui se déroule en ce moment. Non pas que les sujets ne soient pas intéressant, mais il me semble, tout du moins si je suis ce que le net veut bien m'apporter dans cette lointaine retraite qui me tient clos, que tout se répête comme aux premiers jours de la campagne. Retour sur la sécurité, les petits drapeaux et les batailles opposant les forces de police aux jeunes désoeuvrés (et ceci n'est pas une insulte, juste un constat économique et social), dans une campagne qui oublie trop souvent que ce n'est pas sur ces sujets que se jouera la France de demain. De qui de la poule ou de l'oeuf, il pourrait en être de même de la violence et de la pauvreté, surtout vu de DC, qui donne un tout autre sens à la notion.
Et puis j'ai vu les films des candidats, ou du moins ceux dits "de la première journée". Tout le monde va dire que je suis partisan, c'est vrai d'ailleurs, mais objectivement, le seul qui soit vraiment présidentiable, sur ces six là, ne peut être que François Bayrou. Après le superbe curriculum de Ségolène Royal, qui a tout fait, tout dit, tout vu et tout compris, sauf l'art de ne pas dire de bêtises (je ne vous cache pas que la rime est parfaite avec connerie), Marie George Buffet sur le point de pleurer, Dominique Voynet à mi chemin entre l'ancienne présentation du journal de 20h sur France 2 avec sa Terre qui tourne, et ses ambitions de ministre de la Santé, Philippe de Villiers toujours aussi insignifiable et insignifiant - regardez ! je veux faire de la France une réplique du Puy dy Fou, avec ses chevaliers, ses fous et ses costumes ! Toutes mes excuses à Charles Antoine pour cette dévalorisation sans nom de la royauté - seul François se détache.
Pas parce qu'il a une bonne bouille, pas parce qu'il est simple et bien construit, mais juste parce qu'il fait présidentiable. C'est une question de posture, de regard tout à la fois de tueur et de père de famille, la posture droite et le coeur plein d'allant, hého hého on s'en va au boulot... Les idées sont là, le bonhomme est là et même la couleur orangée s'est parée pour l'occasion d'une certaine teinte vieil-or, automne-forêt-de-France, hussard-noir-dans-sa-bibliothèque. Rien à voir avec le post-modernisme PS qui me fait tellement penser à ces pubs que l'on voit aux Etats-Unis pour les refinancements de prêt ou les médicaments contre la migraine. Juste le Président qu'il faut pour la France, bien mieux que tous les autres réunis, une posture, un programme QUI EXISTE (à tous les bouchés du PS il faut apprendre à lire, à moins que ce soit cliquer sur un lien qui vous pose problème), un parti qui le soutient (même on ne fait pas de pubs en 4x3 pour attirer des adhérents) et une vraie vision pour demain.
Reste plus qu'à voir les monstres Sarko et Le Pen, je suis sur que cela vaudra son pesant d'oranges amères...
11:20 Publié dans UDF, du passé et ds racines | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, UDF, UMP, PS, Verts, Sarkozy, Royal
08.04.2007
François Bayrou worldwide
Qui l'eut cru, ce n'est pas au sein de mon quotidien préféré, le Washington Post, que se niche mon coup de coeur journalistique du moment, mais plutot dans ce phare de la Cote Ouest, quittée récemment, qu'est le Los Angeles Times. Cet article, paru le 6 Avril 2007, s'intéresse de près à la politique nationale française, et plus particulièrement à un certain François Bayrou, le farmer-turned-intellectual-turned-politician troisième homme de la campagne. Même si le Washington Post a produit un très bon article sur le sujet, ainsi que le New York Times d'ailleurs, celui du LA Times a la qualité certaine de fournir une approche très complète et assez... exhaustive de François Bayrou, comme rarement j'ai pu le voir auparavant.
Bonne lecture !
Bayrou shakes up France's presidential race
Times Staff Writer
April 6, 2007
RENNES, FRANCE — Hoarse but content, presidential candidate Francois Bayrou savored a plastic cup of red wine in the cramped seat of a noisy turboprop plane headed back to Paris.
Bayrou was still relishing the response he had gotten at an evening campaign rally in this city in Brittany, where a youthful crowd of about 7,000 heard him denounce outmoded political machines and promise to be a president who unites forces across the ideological divide.
"I think France has changed a lot and that they want a president who understands them and soothes them," he said during an interview aboard the plane last week. "This movement represents hope for them. There are moments when people need the negative and moments when they need the positive…. I believe they need the positive."
This farmer-turned-intellectual-turned-politician has shaken up French politics. Blending the roles of maverick reformist and calm centrist, during the last two months he soared 15 points in polls and became a surprise contender in the first-round election April 22.
Bayrou is fighting a three-way battle with Segolene Royal of the opposition Socialists and front-runner Nicolas Sarkozy of the ruling center-right coalition, the Union for a Popular Movement. Though Bayrou has faded a bit from his recent peak, when he pulled almost even with Royal for second place, the polls show him beating either candidate head-to-head in the May 6 runoff — if he can make it that far.
Making an imprint
Detractors grumble that a former government minister and 21-year veteran of the National Assembly has no business portraying himself as an outsider. And pollsters suggest that Bayrou's support is softer than the intended vote for other contenders. But with just more than two weeks left in a high-stakes race that will bring generational change to the presidency, he seems likely to make an imprint. Even if he does not reach the runoff, a strong showing could make his endorsement of another candidate decisive.
Disenchanted voters in provincial outposts such as Rennes embrace Bayrou, 55, as a man rooted in rural, traditional values. He divides his time between Paris and his home in a village in the Pyrenees where his wife and six children still live. He takes pride in having worked with his hands rather than studying at elite Parisian graduate schools like Royal and other leaders did.
And he has turned out to be surprisingly popular in tense, traditionally leftist slums with large populations of Arab and African origin. The devout Roman Catholic presents himself to Muslim communities as a "fellow believer" and condemns anti-immigrant politics. He described how his 18-year-old son was moved to tears by the warm reception his father got last month in Saint-Denis, a tough suburb north of Paris that was hit hard by the riots that shocked France in 2005.
"He told me, 'If they hadn't liked you there, I would have been ashamed,' " Bayrou said. "For young people of French origin, despite what Sarkozy sees, and Royal also, a dislike of discrimination has been instilled in their lives and they can't stand it any more than their buddies in the slums do. And if you don't understand that, you don't understand anything about the evolution of France."
Bayrou ran for president in 2002 but got less than 7% among an ideological menagerie of protest and outsider candidates. Jean-Marie Le Pen, the grizzled boss of the far-right National Front, stunned the nation by beating the Socialists in the first round. He lost the runoff to incumbent President Jacques Chirac.
Although Le Pen is running again in a field crowded with minor candidates, some of the anti-system energy has coalesced behind Bayrou, who is a less combative and more reassuring figure. His small centrist party, the Union for French Democracy, favors a strong European Union and close transatlantic ties. But like most French politicians, Bayrou lost faith in the Bush administration because of the war in Iraq.
"I am traditionally a friend of the United States … but the Bush administration has driven me to despair," he said. Bayrou hopes the next U.S. president will be "a Clintonian — either a centrist Republican or a centrist Democrat."
Rustic roots
The down-to-earth, rugged-looking Bayrou comes from the Bearn region, a green, mountainous area near the Spanish border where the local dialect resembles the Catalan language. His father died in an agricultural accident when Bayrou was young. After working on the family farm, Bayrou studied in Bordeaux, became a professor of classics and entered politics. For years he was an ally of Chirac's center-right coalition, serving as minister of education from 1993 to 1997.
But he always maintained a degree of independence. That helped him steer clear of corruption scandals that plague the big parties, he says. Despite his free-market, conservative background, he has shifted to the left: He identifies with leaders such as Italian Prime Minister Romano Prodi, a fellow Catholic and architect of a center-left coalition. Bayrou has made inroads particularly among moderate leftists who think Royal lacks skill and experience.
The Bayrou campaign operation seems effective, if small and relaxed. Last week he climbed aboard a no-frills, 19-seat Beechcraft 1900 for the trip from Paris to Brittany. He was accompanied by film actor Vincent Lindon, who has a wisecracking, regular-guy style on and off screen and is a fervent Bayrou fan. The entourage also included a bodyguard, a few aides and party leaders, and several journalists.
"It's been the same team for years," Bayrou said. "It's a small team, but very professional…. So nothing has changed. Except that instead of halls for 1,000 people, now we get halls for 5,000."
The first stop was a vocational academy in coastal Saint-Brieuc. A throng of local journalists and supporters pursued Bayrou on a tour of classrooms where bakers, butchers and mechanics are trained. As he greeted students working on a Renault sedan, a reporter asked whether they repaired tractors — a joking allusion to an iconic television image that shows Bayrou driving a tractor. Deadpan, Bayrou responded: "Very funny."
The group then flew to Rennes, the provincial capital, where Bayrou accused entrenched leftist and rightist interests of teaming to fend him off.
"They have decided that no one else can make it," he said during the rally. "They do have a common program; they want to preserve their monopoly. So we will be treated to the most surprising ballet routines you can imagine."
Appearing at the rally was Francois Goulard, one of two rightist Cabinet ministers who have broken ranks to endorse him. Bayrou cites the defections as part of his vision of a unity government that would transcend party lines. But opponents call it a recipe for gridlock because his party has little chance of winning a legislative majority.
Pragmatism and risk
Bayrou's platform is pragmatic and simple. He wants to pour resources into education, one of the few sectors in which he says this heavily indebted nation must spend more. He proposes a U.S.-style small-business administration to overcome cultural and bureaucratic obstacles to entrepreneurship. He plans to fight unemployment by allowing every company to hire two workers without having to pay the usual stifling labor taxes for the first five years.
But he has staked out risky turf in a debate about issues smoldering from the riots: crime, immigration, Islam and French identity. Although fear of new riots persists — youth gangs battled police last week in the Gare du Nord train station in the heart of Paris — he downplays the threat. Similarly, he says the problem of Islamic radicalism in France has been exaggerated.
Sarkozy, who became popular as France's top law enforcement official, cultivates a tougher tone that could lure voters away from the far right. Not long after Sarkozy proposed a separate ministry of immigration and national identity, Royal made a patriotic splash last week by calling for greater prominence for the French flag and national anthem — symbols that the Socialist old guard always kept at a distance.
Bayrou dismisses it all as nationalistic excess.
In Rennes, he appealed for leniency for a group of illegal immigrants from Mali who are in danger of being deported after using false documents to get jobs at a slaughterhouse here.
"Misery makes men and women do things that are not always in keeping with regulations," he said.
Sipping his wine in the back of the plane hours later, Bayrou predicted that his message would strike a chord in immigrant areas, where voter registration has increased since the unrest, and beyond.
"You can't incite the population against the slums," he said. "The slums are the place in French society with the most people who want to start their own business. You can't imagine to what extent people there talk to me about 'liberty, equality and fraternity.' … They want to have trust in the president. And the president must say to the French: We are going to live together."
*
01:30 Publié dans UDF, du passé et ds racines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UDF, Los Angeles Times, François Bayrou, Présidentielles 2007
05.04.2007
Vous l'attendiez ? Le voici tout chaud tout prêt !
Voici donc le programme de François Bayrou, que les résidents de France auront la joie de recevoir dans leurs boîtes aux lettres si ce n'est déjà fait... Rien à dire sinon qu'à force de lire et d'opiner du chef à chaque ligne je commence à avoir mal au cou !
Programme_Presidentielle_2007.pdf
Bonne lecture et bonne déconfiture aux autres candidats !
12:05 Publié dans UDF, du passé et ds racines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog, UDF, François Bayrou, programme, Présidentielles 2007
24.03.2007
Le Programme de l'UDF !
On le voit si peu souvent, qu'on a tendance à considérer qu'il n'existe pas. Et pourtant, voici le programme de François Bayrou pour les Présidentielles de 2007 !
Economie et Emploi
- Autorisation de créer deux emplois sans charges dans chaque entreprise (hors charges de retraite : 10 % en tout), pendant cinq ans.
- Suppression des contrats de travail existants au profit d'un CDI universel à droits progressifs.
- Unification des minima sociaux en une allocation unique par points, conciliable avec un salaire de manière dégressive.
- Libération du système des 35 heures, avec des heures supplémentaires rémunérées 35 % de plus, y compris dans la fonction publique.
- Vote d'un " small business act " à la française : fiscalité avantageuse pour les PME, exonérations de charges, simplification des démarches administratives.
- 100 % des petits marchés publics et 20 % des marchés de plus de 50 000 euros réservés aux PME.
- Inscription dans la Constitution de l'obligation de consulter les partenaires sociaux avant toute réforme du code du travail.
- Création d'une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, hausse de la CSG, taxe sur les mouvements financiers.
- Imposition sur le patrimoine à base large, à partir de 750 000 euros, sans exemptions, mais à taux léger.
- Suppression du déficit de fonctionnement de l'Etat en trois ans ; inscription dans la Constitution de l'interdiction pour l'Etat de présenter un budget en déficit primaire.
- Limitation des niches fiscales à 20 % de l'impôt dû.
- Exemption d'impôt pour les revenus des brevets des chercheurs français ou résidant en France.
- Exonération des successions en ligne directe jusqu'à 200 000 euros.
Education et Formation
- Création d'un service civique obligatoire de six mois.
- Création de parcours d'excellence, notamment dans les collèges.
- Création d'un contrat de travail et de formation professionnelle pour les jeunes sans formation, avec une prise en charge de la part du salaire consacrée à la formation.
- Augmentation du nombre d'éducateurs et de surveillants dans les écoles. Refonte de la carte scolaire.
- Doublement en dix ans de l'investissement par étudiant dans l'enseignement supérieur.
- Augmentation de 5 % par an sur dix ans du budget de la recherche.
Famille et logement
- Destruction des grandes barres d'immeubles pour favoriser la mixité sociale.
- Un seuil de 25 % de logements sociaux dans tout nouveau projet immobilier.
- Unification des minima sociaux en une allocation unique, par points, temporairement conciliable avec un salaire de manière dégressive.
- Soutien à une union civile et au droit d'adoption simple pour les homosexuels, mais opposition au mariage homosexuel.
- Création d'un code de la laïcité.
- Remplacement du système des syndicats représentatifs par le principe majoritaire : un accord ne sera valide que s'il est signé par des syndicats représentant la moitié des salariés d'un secteur.
- Revalorisation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90 % du smic.
Culture et Communication
- Téléchargement : rémunération modérée pour la copie privée, défense du logiciel libre.
- Signature de la charte des langues régionales et minoritaires.
- Vote d'une loi interdisant aux grands groupes qui vivent des commandes de l'Etat d'acquérir des entreprises de médias.
Environnement
- Réforme de la PAC pour favoriser l'agriculture biologique.
- Chasse : mise en place d'un plan associant experts indépendants et chasseurs.
- Création d'une taxe sur la consommation des carburants fossiles.
- Diminution de 25 % de la consommation d'énergie d'ici à 2020.
- Maintien de la production d'énergie nucléaire, assortie d'une obligation de transparence.
- Baisse de 10 km/h de la vitesse sur les routes.
Immigration et Intégration
- Favoriser le développement de l'Afrique pour stopper l'incitation à l'immigration.
- Création d'un ministère de l'immigration.
Institutions et réforme de l'Etat
- Instauration d'une VIe République, avec un président responsable à mandat unique, un Parlement fort, et des autorités de contrôle indépendantes pouvant être saisies par les citoyens.
- Interdiction du cumul des mandats, suppression de la possibilité de voter par procuration pour les députés, salaire des parlementaires indexé sur leur présence à l'Assemblée.
- Fusion des conseils généraux et régionaux dans une seule institution.
- Attribution des pleins pouvoirs locaux aux communes, fédérées en intercommunalités, y compris en matière de sécurité.
- Attribution des pouvoirs d'aménagement du territoire, d'équipement et de solidarité aux régions.
- Introduction de la proportionnelle : au-dessus de 5 % des voix, tout courant doit être représenté par des élus à l'Assemblée nationale.
- Augmentation de la productivité des fonctionnaires de 2 % chaque année, avec augmentation de leur pouvoir d'achat.
- Instauration d'un service minimum dans les transports publics et d'un système de représentation des usagers.
- Utilisation du référendum pour les grands projets de l'Etat.
- Instauration de l'obligation de voter et prise en compte des votes blancs.
- Refus d'un statut spécial pour les institutions corses.
- Suppression du " domaine réservé " du président en matière d'affaires étrangères.
Retraites
- Réforme du système de retraite soumise à référendum.
- Instauration d'un système de retraite universelle par points, y compris les régimes spéciaux, où les salariés choisissent librement l'âge de leur départ à la retraite, son montant augmentant avec le temps de cotisation.
- Plan pour les petites retraites, fixant 90 % du smic comme niveau de la retraite la plus basse.
- Prise en compte de la pénibilité dans le calcul des retraites.
- Gestion des politiques de santé au niveau régional.
Justice et Sécurité
- Doublement du budget de la justice en dix ans.
- Abolition de l'amnistie présidentielle.
- Systématisation du principe de réparation du tort causé à autrui ou à la collectivité pour les délinquants.
- Autorité du maire sur la police de proximité.
- Enseignement de la loi à l'école.
- Application plus rapide des peines, création de peines de travaux d'intérêt général de 3, 6 et 12 mois.
- Investiture du garde des sceaux par le Parlement et non plus par le président de la République.
- Réaffirmation du rôle d'arbitre du juge d'instruction.
- Rédaction d'une nouvelle proposition de Constitution européenne, soumise au vote des Français.
- Politique européenne concertée sur l'immigration.
- Harmonisation de la fiscalité européenne, notamment écologique.
- Intervention accrue de l'Union européenne dans les crises au Proche-Orient.
- Création d'une communauté euro-méditerranéenne d'entraide, sans adhésion de la Turquie à l'UE.
Affaires Etrangères
- Augmentation des moyens accordés à la lutte contre les violences faites aux femmes.
- Augmentation de l'aide humanitaire et diplomatique au Darfour.
- Renforcement de la recherche militaire et du renseignement, notamment économique.
- Réaffirmation de la doctrine nucléaire : l'arme atomique ne peut être utilisée qu'en dernier recours, lutte contre la prolifération.
- Fermeté face à l'Iran sur la question du nucléaire.
- Conditionnement de l'aide humanitaire au respect de l'Etat de droit.
Bien sûr on n'est pas forcément d'accord avec tout (personnellement je suis contre la hausse de la CSG et la réduction de la vitesse sur route, ainsi que la fermeté face à l'Iran, pour des raisons très... américaines), mais en général non seulement j'approuve, mais j'adore !!!
12:10 Publié dans UDF, du passé et ds racines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, programme, Bayrou, politique, Présidentielles 2007
26.02.2007
Bayrou, l'Homme Américain
Je ne pouvais pas résister à l'envie de vous le présenter. Bien que je me suis juré de ne jamais poster un article de presse pour seule note sur mon blog, je vous fournit celui ci, un peu long sans doute, et en anglais. Il s'agit du fameux article réalisé par la presse américaine (Washington Post) durant le déplacement de François Bayrou à Mantes-la-Jolie, qui n'est sorti que la semaine dernière dans le Post. Le nom de la journaliste dont-on-taira-le-nom-parce-que-c'est-insignifiant est donc Molly Moore, et l'article en date du 22 Février 2007.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007...
Bonne lecture !
13:50 Publié dans UDF, du passé et ds racines | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, UDF, Washington Post, Bayrou, banlieues
09.01.2007
Un nouveau site est né
Hier, François Bayrou lançait son nouveau site de campagne, destiné à promouvoir sur le net ses idées, son programme et sa personne, en vue de la très charismatique élection présidentielle de 2007. Je ne peux que m'en réjouir, faire sa campagne sur le net c'est tout de suite plus porteur que le bus au colza (au moins là ce qui ne savent pas comment ça marche ne peuvent pas se moquer) et vu le nombre de commentaires qui sortent par heure, il faut croire que c'est un site très porteur.
Ce site a été pour moi l'occasion de me rappeler pourquoi je suis UDF. Parce que même si je ne suis pas d'accord sur tous les points, j'acquiesce, en opinant du chef tout seul devant mon écran, sur la plus grande partie du programme présidentiel. Sur le cumul des mandats, sur l'Europe, sur les Etats Unis, sur les mesures sociales, sur les mesures de vote, etc. mon regard s'arrête. J'aurai peut être été un peu plus virulent sur la dette, stabiliser la dette de la France c'est bien, la réduire c'est encore mieux, mais il est vrai que François Bayrou propose des lois claires, précises, pas difficiles à mettre en place, au contraire des solutions alambiquées des deux grands partis, qui sentent bon l'élitisme tout parisien.
Bref, un bon site, bien construit, plein de bonnes idées, réalistes, rassembleuses, possible à mettre en place... Vous l'aurez compris, ce n'est pas demain que je changerai d'orientation politique !
12:30 Publié dans UDF, du passé et ds racines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, Bayrou, blog, site internet
16.06.2006
Conseil National de l'UDF, réflexions
A entendre toutes ces mesures, et sur les conseils éclairés de ma voisine, qui est souvent du même avis que moi, il est clair que certaines remarques frappent immédiatement. Il est vrai qu’il a été démontré la volonté de l'UDF de casser les clivages, de créer une nouvelle façon de faire de la politique, et à installer des hommes dans une dynamique dans la présidentielle. Malgré tout, l'UDF présent aussi des carences, et d'importance. Première en ligne, car la plus médiatique, la rupture avec l’UMP. Incompréhension des sympathisants UMP, image brouillonne dans les médias, railleries de tout camp. Cette image peut être pitoyable, mais apparaît cependant être l'unique porte de sortie d'une UDF en voie d'autonomisation. L’UDF reste au centre-droit, comme elle l'a toujours été, ne faisant que reculer les bornes de la majorité. Ce n'est pas une simple manoeuvre comptable à l'assemblée qui changera quelque chose. Désormais l'opposition rassemble deux grandes tendances, la gauche et ses multiples partis, et le centre-droit, appelé à exister toujours plus.
C’est dans ce cadre que s'inscrit la question du maintien de Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement, au sein du parti. Plus que source de division, il représente, en tant que minoritaire, un interlocuteur du débat et le signe d’une garantie pour l'UMP de trouver un soutien au sein de l'UDF. Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo, Henri Emmanuelli et Dominique Strauss-Kahn sont respectivement dans les mêmes partis : ils font progresser le débat, sans que cette situation ne soit remise en question. L'union reste à droite, elle construit sa voix au centre, et a besoin de toutes les bonnes volontés. « Le rythme de ses pas nous appartient ». Autres carences de taille, les insuffisances du projet UDF. Comment organiser par exemple un service civique sans intendance ? Depuis la fin du service militaire, nombres d’installations dédiées aux appelés du contingent ont été détruites ou vendues. Il faudra donc reconstituer ce patrimoine, en partie, créer un service administratif spécifique. Tout cela occasionnera des dépenses conséquentes. Il sera nécessaire de repenser le cursus scolaire, de manière à intégrer ces six mois de service civique, alors même que l'université vient de sortir d'une lourde réforme. De même, le recours fréquent au référendum. L'année 2005 a démontré s'il le fallait encore à quel point cette mesure peut être hasardeuse. Son implication demande donc une large campagne de présentation et d'explication, surtout dans le cas du service civique, avant tout populaires auprès de ceux qui n'auront pas à le pratiquer. Dans le domaine européen, la création d'un nouveau texte reste suspendue au bon vouloir des partenaires, dont il est certain que plusieurs ont intérêt à maintenir le texte en état. Enfin de nombreux domaines restent dans l'ombre : droits des homosexuels, sécurité routière... Certes ils ne visent pas le coeur du problème français, mais reste déterminants dans la stabilisation de la société. Il y a les défauts, mais face à un programme utopiste d'un côté et un bilan extrêmement mitigé de l'autre, l'UDF et crédible, sans doute plus que d'autres. Enfin l'UDF c'est un homme, François Bayrou et les équipes qui se dressent progressivement derrière lui, compétentes et dynamiques. Ce sont Didier Bariani, Valérie Létard, Anne-Marie Comparini, André Santini, Charles de Courson et tant d'autres. L'UDF en action peut en 2007 jouer sa chance et avancer parmi les poids lourds de la politique nationale pour le changement, en avant
15:05 Publié dans UDF, du passé et ds racines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







