30.09.2007

Petite info qui tue...

Voici une magnifique information publiée par le journal Le Monde sur son site internet en date du 28 Septembre 2007...

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, est apparu beaucoup plus souvent dans les journaux télévisés que son prédécesseur, Jacques Chirac. Selon le dernier baromètre Ina'Stat, établi par l'Institut national de l'audiovisuel (INA), M. Sarkozy est apparu 224 fois de mai à août, contre 94 pour M. Chirac sur la même période, en 1995. Sur la période mai-août 2007, Ségolène Royal, avec 100 citations, arrive derrière M. Sarkozy. Ce classement, qui prend en compte les éditions d'information du soir des six chaînes nationales hertziennes, comptabilise le nombre de passages dans les JT qu'elle qu'en soit la forme.

 Oui, vous avez bien lu, entre le premier mai et le 31 août, soit 123 jours, Nicolas Sarkozy est passé à la télévision 224 fois, soit quasiment deux fois par jour, sur les six chaînes françaises... Et on ose mettre en doute le trop plein de présence ?

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26.09.2007

La propagande ?

An I de l'ère Sarkozy, paix et amour

 

Petite histoire de définition : qu'est ce que la propagande ?

Dans un bon dictionnaire, on trouve :Action psychologique qui met en oeuvre tous les moyens d'information pour propager une doctrine, créer un mouvement d'opinion et susciter une décision. Agent, esprit, film, instrument, ministère, revue, services, thème de propagande; active propagande; propagande (anti)communiste, électorale, gouvernementale, nationale, national(e)-socialiste. Entre l'information et la propagande, il y a au moins une différence de degré et d'intention. L'information se veut information, c'est-à-dire communication de données dont l'informé fera ce qu'il veut. Elle s'adresse à la seule intelligence qu'elle entend meubler de connaissances. L'intelligence jugera. La propagande se veut propagande, c'est-à-dire influence sur celui à qui elle s'adresse. Elle veut convaincre.
Salleron, Comment informer, 1965, p.37.
 
Alors comment considérer les derniers "blockbusters" de la culture française que sont "Un pouvoir nommé désir" de Catherine Nay et "L'aube, le jour et la nuit" de Yasmina Reza ?
 
Pour le premier, il est évident qu'il s'agit là de publicité : l'auteur admire Nicolas Sarkozy et le fait savoir, volontairement ou involontairement. Le meilleur exemple en est le tic de langage de l'auteur à la télévision, qui avant 2007 parlait de Jacques Chirac sous le vocable "Chirac" et qui désormais désigne Nicolas Sarkozy sous le terme de "Le Président". Radical, non ? Ces textes sont trop évidents pour de la propagande, puisque l'admiration pour le bonhomme est évidente, que Sarkozy lui même aurait pu écrire ce bouquin et que tous ces aimables bavardages ne font que renforcer l'image de pauvre petit émigré que Sarkozy se plait à placader.

"L'aube, le jour et la nuit" est de son coté bien plus dangereux. Ce petit livre rapide et bien écrit suit Sarkozy de l'extérieur durant toute a durée de la campagne. On le découvre dans toute sa fragilité, les pseudos critiques sur son caractère d'enfant ne font que renforcer l'idée d'un homme normal, qui recherche son propre bonheur et accessoirement celui des autres, par pure bonté d'âme. Sarkozy qui protège Cécilia, Sarkozy qui fait face aux événements de la vie, Sarkozy qui se bat, qui gagne, qui réalise son rêve, comme d'autres font le tour du Monde ou rencontrent une star américaine... Il y a trop de Sarkozy dans ce bouquin, sans qu'aucun de ces vrais morceaux de politiciens ne sonne vrai. Propagande toujours, puisque l'auteur a écrit en bon accord avec le Président, son épouse et son entourage, et crache allègrement sur l'ancien ennemi, le fameux G. Sarkozy l'homme exceptionnel écrase tout et encore une fois vaut mieux que tous les autres.

Et comment considérer le docu-fiction diffusé sur France 2, consacré à l'affaire HB, où un fou prît une classe de maternelle en otage avant que le maire de Neuilly, un certain Sarkozy, ne se jette dans la fosse et fasse sortir les enfants les uns après les autres ? "Une affaire qui a frappé la France", dixit la publicité : tant d'autres sujets mériteraient ces termes, des attentats du FIS en 1995 et 1996 à la prise d'otage de l'avion d'Air France sur le terrain de Marignane en 1994. Toutes des affaires ayant eu lieu à la même époque... Mais Sarkozy passe devant.

 

Dur dur de vivre dans un pays où l'exécutif agit sur une nation fascinée, sans que personne ne réagisse. D'un point de vue politique, Sarkozy se défend, mais son omniprésence dans les médias, ses sautes d'humeur, ses décisions à l'emporte pièce et toute cette propagande entretiennent le malaise. Pour mieux nous réformer, qu'ils disent...


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11.09.2007

Sarkozy et les scandales d'Etat

An I de l'ère Sarkozy, paix et amour.

 

Il y a cent vingt huit jours, Nicolas Sarkozy devenait président de la République. Passée la stupeur et l'élan du départ, beaucoup d'eau a passé sous les ponts. Nous avons eu le droit à un Parlement transformé en chambre d'enregistrement, un Premier Ministre changé en valet contraint à cacher ses initiatives pour ne pas se faire doubler par le Président, des ministres relégués au rôle d'exécutants. Et dire que notre bien aimé président s'était estimé blessé par la petite phrase de Jacques Chirac, "je décide, il exécute". Notre régime s'en est trouvé changé, l'hyper président a fait des ravages, et l'on se dirige doucement vers un régime présidentiel à la façon des Etats-Unis.

Pourtant, nombreux sont ceux qui ont essayé de le destabiliser. Passons sur les gaffes de plusieurs, telle la publicité pour un camembert bien connu, qui soulignait que le succès du Président tenait à sa cloche, en pleine affaire de libération des infirmières libyennes. Passons aussi sur le Président en kayak avec ses Ray-Ban ou en yacht avec ses homards, sur Cécilia Sarkozy se promenant en tongs dans les rues de Wolfeboro au plus fort d'une angine blanche ou de l'abordage par son époux d'un hors bord de photographes. Tout cela ne serait pas grave s'il ne s'agissait pas de cultiver un certain déjà-vu. 

Sarkozy se prend-il pour Kennedy ? On l'a souvent dit, même si l'apparence physique, la fausse proximité avec la populace et l'antipathie de Cécilia Sarkozy vont à rebours du mythe. Qui croit-on berner, avec cette posture de star, ces gesticulations ? Kennedy, de mon humble point de vue, était un homme qui savait parfaitement capter la misère de ces compatriotes, leur promettre des lendemains qui rient tout en cachant son appartenance à une famille extrêmement puissante et sa collusion avec les milieux mafieux. Sarkozy n'est rien de tout cela : il promet l'austérité et malgré toutes ses pirouettes ne paraitra jamais aussi proche des gens qu'un Chirac ou un Kennedy.

Et ce ne sont pas les derniers échos qui viendront perturber cette impression. Jusqu'à l'audience préliminaire de Jean Sarkozy ce matin, où l'absence d'état-civil complet a été balayée par un "je crois que son père s'appelle Nicolas et sa mère Marie", comme si Jean Sarkozy par sa naissance était au dessus des lois : le fils du Roi n'a pas besoin d'état civil, il est lui même et n'a besoin de rien ni personne pour le prouver... 

En clair, Sarkozy ne se débrouille pas trop mal, mais à force de grimaces en privé, il risque à terme de faire monter les rancunes et les hostilités. Quel dommage de réduire une approche politique enfin novatrice par des affaires, des cancans et des écarts bien inutiles... 

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11.05.2007

Elysée, luxe et paillettes

Pas encore président et déjà numéro un des boulettes… Notre bien-aimé Président Nicolas Sarkozy repart à l’assaut de la forteresse capitaliste pour mieux profiter de ses fruits. Comme le disait mon ami l’Affranchi, « il reviendra le temps des cerises », en tous cas nous voilà définitivement entrés dans l’ère de la pèche plaquée or et des bonnes poires en rang d’oignons.

Une fois les jeux de mots passés, attardons nous un peu sur la conduite de Nicolas Sarkozy ces derniers jours, et de la nouvelle politique peut être « américaine » ou tout du moins décomplexée que celui-ci souhaite mettre en place. Ne vous fiez pas aux apparentes colorations de frasques que cette croisière, ce voyage en jet privé et ce week-end au pavillon de la Lanterne (Versailles) : elles ne sont là que pour renforcer le trait du personnage. Vu d’Amérique, ce comportement est tout à fait normal : après tout, Kennedy passait ses vacances à Hyannis Port sur le bateau de la famille, et le vice-président Johnson a offert un poney à Caroline Kennedy pour son anniversaire, si ma mémoire ne me trahit pas en 1963. Cette action était éminemment politique et ne devait rien au hasard : un président jeune, beau et riche était alors le symbole de l’American Dream et de tout ce dont les Américains pouvaient rêver.

Alors Nicolas Sarkozy, le nouveau Kennedy français ? Bien sur Nicolas Sarkozy dispose en quelque sorte d’une aura qui le transfigure à la façon de Kennedy. Il est jeune après un président âgé et sorti après un long et difficile mandat (Eisenhower), la situation du pays qu’il doit réguler est très tendue sans être catastrophique, bref un homme dynamique pour un pays en recherche d’un nouveau souffle. Pourtant, Sarkozy n’est pas tout Kennedy : l’absence de famille puissante, une situation familiale catastrophique connue du public, un aspect rugueux et surtout un manque de finesse politique. Sur le premier point, ne nous leurrons pas : si Kennedy a pu faire avancer sa politique, c’est grâce à sa collusion avec les milieux mafieux, le bras très long de son père et les personnalités influentes de ses frères et beaux frères. Contrairement aux aventures extra-conjugales de Kennedy connue du seul cercle, les histoires de cœur de Sarko et Cécilia sont partout dans les journaux, et la difficulté qu’éprouve Cécilia Sarkozy à entrer dans le rôle de Première Dame ne fait qu’alourdir la barque. Aux Etats-Unis, rien de tout cela : la société puritaine aurait tôt fait de sabrer l’administration pour son manque de correction.

Au contraire, je dirai même que Nicolas Sarkozy est le modèle même de l’opportuniste dans sa plus grave caricature : il souhaite pouvoir cumuler les défauts des présidents américains – vie flamboyante, politique de collusion avec les milieux d’affaires, et ceux bien connus et souvent pardonnés aux politiciens français – vie personnelle dissolue, mariage agité, famille recomposée. A cela il est nécessaire de rappeler une chose cruciale : bien gouverner, oui, faire des erreurs, parfois oui, mais cumuler les défauts des sociétés française et américaine, non merci. L’Amérique fonctionne parce qu’elle laisse à ses politiques une grande latitude d’action, mais elle choisit des hommes qui sous tous les plans se doivent de montrer une image irréprochable. Cette vision héritée de l’Amérique provinciale du XIXème siècle est aujourd’hui en manque de souffle et peine à retrouver de la droiture ; D’un autre coté, la France veut des politiques irréprochables, mais tolère des (petits) écarts de conduite – à ce sujet, je ne pense pas que l’affaire Mazarine aurait fait tomber Mitterrand, de même que le bruit du fils caché au Japon de Chirac.

Monsieur Sarkozy, en accumulant les défauts des deux modèles, souhaite redonner de la vigueur à la France : je crains bien que ce ne soit pas le cas.

19:00 Publié dans UMP, la barre à droite | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, UMP, Presidentielles 2007

03.05.2007

Débat du 2 Mai : RI-dicule, RI-sible et I-nu-tile

Le débat du 2 mai que nous attendions tous est enfin arrivé, et le bilan est particulièrement mauvais. Non seulement aucune vision globale de la société n'a été présentée, aucune idéologie cohérente, rien que des pinaillements sur des points de programmes archi-utilisés, les comparaisons et les petites blagues déjà passées par les seconds couteaux. Ni Ségolène Royal, qui s'est carrément fait bouffer par Sarkozy en évitant toutes les questions qui fâchent, ni Nicolas Sarkozy, dont le programme mis en perspective a révélé des incohérences et des doublons majeurs, n'ont réussi à me convaincre de voter pour eux.

Premiet tome, Ségolène Royal. Sa performance a eu le bénéfice d'être cohérente et active. Elle a cependant évité toutes les questions de Nicolas Sarkozy, le taux et les coûts des nouvelles taxes, les problèmes d'EPR (qui est bien un réacteur de Génération III selon le CEA, puisque ITER est la quatrième génération), la responsabilité des ministres, la nomination des hauts fonctionnaires ou encore les questions des régimes spéciaux. Ces manquements ont d'ailleurs été l'occasion pour Nicolas Sarkozy d'appuyer là où cela fait mal. D'un autre coté, elle a été très claire sur des points tels que l'école, les énergies vertes (et encore...), les tentatives de lutte contre le chômage. L'impression est plutot meilleure que celle qu'elle avait pu me donner auparavant, mais par contre cela reste très insuffisant. La raison ? Lorsqu'on écoute Ségolène Royal, on a l'impression d'écouter la France qui ronronne, les modifications se font à la marge, le chômage avec ces méthodes ne pourra pas passer sous les 8%, les problèmes resteront tels qu'ils sont, et avec un peu de chance je pourrais trouver un emploi dans un autre Etat du Monde... si je ne suis pas interdit de sortir.

Deuxième tome, Nicolas Sarkozy. Il parle toujours aussi bien, il renvoie les balles parfaitement, du service au slice en passant par la volée. Ses idées sont claires, nettes et précises, elles ont le mérite d'être cohérentes, les exemples en Europe sont nombreux pour prouver qu'elles fonctionnent. Cependant, certaines de ses répétitions prouvent que le programme est loin d'être parfait. Exemple : Nicolas Sarkozy propose de taxer les importations pour financer les retraites françaises, et en même temps promet la taxe carbone pour assurer l'égalité avec les pays qui ne respectent pas les conditions environnementales du code français : jusqu'à où ces taxes vont-elles monter ? Quant au bouclier fiscal, l'anecdote de l'héritière qui reçoit un chèque de 7,7 millions d'euros de remboursements d'impôts, même si cela ne reste qu'une anecdote, démontre que le système compte un grand nombre de problèmes. De même, la sécurité me fait peur, parce que ce n'est pas tout d'être impitoyable, encore faut-il que l'emprisonnement se prouve comme réellement dissuasif, ce qui n'est pas le cas. Enfin, ce qui me gêne le plus, c'est le clanisme et la personnalité de Nicolas Sarkozy, car un homme si nerveux, intelligent et impulsif peut tout faire, même le pire. Bref, disons que Sarkozy a perdu de son éclat, sa politique se fissure et n'est plus aussi "appealing" qu'auparavant.

Troisième tome, L'un contre l'autre, en temps réel. Lorsque Ségolène Royal s'énerve contre Nicolas Sarkozy à propos du handicap, d'accord les actions socialistes ont été écornées, mais sortir de ses gonds de cette façon était très déplacée sur ce point... L'une en s'énervant perd le crédit, réel, de la politique socialiste menée sur ce point ; l'autre, en ripostant par l'ironie, ne fait pas progresser le discours. Une piste intéressante aurait été de trainer le pacte présidentiel sur ce dossier, afin de savoir ce qui aurait été nécessaire pourcouvrir le sujet du handicap à l'école... Dommage, le discours reste un peu au ras des paquerettes, ils s'empoignent sur la forme et ne traitent pas du fond.

Quatrième tome, l'international. Il s'agit là bien sûr d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Ségolène Royal appelle à l'élargissement et à l'accélération du rattrapage économique, en rappelant la situation de l'Espagne et du Portugal : il faut seulement rappeler qu'en 1986, les deux nouveaux pays représentaient un ratio de population par rapport au reste de l'Europe autrement plus faible que celui qui existe aujourd'hui entre l'Europe de l'Est et l'Europe de l'Ouest. La Turquie bien sûr pas d'intégration, pour le coup je serai intransigeant. Le Soudan évidemment, il faut forcer les dirigeants à agir. Le regroupement familial proposé par Sarkozy d'accord aussi, c'est tellement de bon sens que je pensais que cela marchait déjà comme ça. Cependant le persiste à dire que le rapprochement avec les Etats Unis de Bush est une mauvaise idée, surtout sur la question de l'Iraq ou encore l'Iran... Le co-développement est une bonne idée, le micro-crédit aussi, ainsi que le propose Ségolène Royal. En ce qui concerne la régularisation massive, je ne suis pas pour l'instant en mesure d'avoir une idée précise : il est vrai que la situation des clandestins SUR le sol national est catastrophique, mais il est vrai qu'il faut controler les immigrations pour préserver le système social. Statu quo sur ce point. Pourtant, tout ce que j'attendais moi, c'est une vision d'ensemble sur la politique internationale, qui est totalement passé à la trappe.

En clair un débat extrêmement décevant. On pourra néanmoins garder en mémoire les points suivants :

 1. Victoire du programme indéniable à Nicolas Sarkozy, plus cohérent, plus réaliste, même si certains points font froid dans le dos.

2. Victoire de la personnalité pour... aucun des deux, l'une est mauvaise à l'argumentaire (je n'ose imaginer les conseils des ministres ou les réunions internationales) et comme l'a prouvé Sarkozy, elle s'énerve facilement. En plus, dire que les Français en ont marre du bloc contre bloc tient de l'imposture, puisqu'elle a pris ces idées à l'UDF... Pire que Sarkozy disait-elle. L'autre ferait bien de ne pas trop montrer que Ségolène s'énerve tout le temps : nous avons tous dans les mémoires la scène de France 3 Nord. De même, il est évident qu'il joue un rôle, hypocrite, plus qu'elle, peut être est-elle plus camouflée ou plus sournoise, sur ce points aucun ne gagne.

3. La sincérité, victoire pour... les deux. Je crois vraiment qu'ils incarnent bien leurs programmes et les critiques à leurs opposants. En tous cas on ne peut pas dire qu'ils se chargent d'une politique de gauche pour ensuite faire une politique de droite.

4. Victoire de la gestion du débat, pour aucun des deux, pas d'évolution, pas de vision, pas d'image. Bref, rien de grandiose.

Le candidat qui recevra mon vote (et non pas "mon" candidat, je ne me reconnaitrais jamais en lui) pour le deuxième tour sera donc (vous êtes vraiment sûrs que je ne peux pas voter Bayrou ?) Nicolas Sarkozy, hautement pas défaut et en sachant bien que cela ne sera ni une partie de plaisir, ni un moment de grande politique. Entre la France qui ronronne et la France taillée à la hache, je choisis la seconde, pour une simple raison : une fois remise en ordre, il sera possible de repartir dans l'ordre des acquis sociaux, alors que Ségolène Royal, en tentant de sauver tout ce qui est possible, ne conduise qu'à reculer l'inévitable.

Il n'en reste pas moins que je serai membre du parti Démocrate promis par François Bayrou, que je porterai les idées de mon parti et de mon leader, que nous serons là pour supporter les bonnes idées et aller au feu contre les propositions outrageantes. Cette décision ne tient pas de machisme, de préférence partisane ou de rancoeurs, juste de consumérisme, l'un parait plus à même de moins détruire ce potentiel qui est le notre. Les cinq ans, quelque soit le candidat, seront tellement difficiles... Mais comme le disait François Bayrou, "Je me présente en 2002, je fais un score à deux chiffres en 2007 et je gagne en 2012"... Et je ferai tout pour que cela arrive !

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28.04.2007

De Sarko et de Ségo

Ceci est une réponse une bonne foi pour toutes à Paul qui me demande pour qui je vais bien pouvoir voter le 6 Mai 2007 lors du second tour de la Présidentielles. Première info, je vote par procuration, et deuxième info je ne sais pas encore. De plus lorsque Paul écrit ceci :

"Quand Nicolas Sarkozy parle de prédestination par les gènes, quand il dit que la France est le pays qui a défendu le plus les libertés et n'a jamais fait de génocide, ni inventé la solution finale, a attisé les divisions dans les banlieues, a parlé du mouton dans la baignoire, je trouve cela très dangereux et anti-républicain surtout quand il évoque son Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale."

je réponds ceci : 

"Je suis tout à fait d'accord, mais comment traiter 31,18% des Français d'anti-républicain ? Et ne me parle pas d'envoûtement (on n'est pas tous cons quand même) ou d'action machinale (31,18%, c'est toujours plus que 19%, qui pour le coup étaient en 2002 machinaux)... Quand au parallèle avec Hitler que je te vois sortir d'ici (je suis à 6000km et je confirme que c'est très gros), je ne crois pas que la France soit en guerre civile et que Sarkozy ait mené des actions criminelles."

Enfin, ce qui concerne mon vote, je ne vais pas voter Sarko parce que c'est la mode ou Royal parce que c'est plus moral (car ça ne l'est pas) : pour tout te dire, les deux me dégoûtent tout autant, pour des raisons claires et précises. Comme il faudra bien voter un jour, et que le vote blanc dans une telle situation n'est vraiment pas crédible et responsable, je ferai bien sur un choix, et je ne le cacherai pas. Je n'ai malheureusement pas le temps d'écrire sur mon blog en ce moment, mais je promet que je ferai un article en bonne et due forme après le débat du 2 Mai !

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06.04.2007

Tiens, Dominique de Villepin est encore Premier Ministre

Avec toute cette activite autour des principaux candidats et l'absence de membre de gouvernement parmi les principaux pretendants a la magistrature supreme, une premiere depuis... toujours, on en aurait presaue oublie que Dominique de Villepin occupe toujours Matignon et que Jacques Chirac est toujours a l'Elysee. Et pourtant, la demission d'Azouz Begag du gouvernement aujourd'hui nous rappelle qu'il y a toujours une equipe a la tete de la France, pour quelques jours encore, et qu'elle continue de travailler. Hum, d'accord, plutot de faire tourner la machine, vu que le Parlement est suspendu et que les grandes lois ont ete passees. Dans une poignee de jours, Dominique de Villepin appartiendra a l'histoire (depuis le precedent Jospin je crois que personne ne veut des politiques en perte de credibilite) et toute cette epopee appartiendra au passe... A part une victoire de Bayrou, je vois mal ce qui nous mettrait a l'abri d'un futur plus noir encore, seul l'avenir nous le dira.

12:25 Publié dans UMP, la barre à droite | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, Bayrou, UDF, UMP, gouvernement, Presidentielles 2007

03.12.2006

DDV, le retour de la vengeance de la défaite en bouillie

Je me suis étonné à recenser ces dernières semaines les occurences d'un ex-candidat à la Présidence de la République, notre archi-grillé Premier Ministre, Dominique de Villepin.

Premier contact avec le candidat DDV, un soir de Novembre sur Internet. Sur le réseau Hautetfort, je tombe sur un blog qui défend avec force une candidature de Dominique de Villepin à l'élection présidentielle de 2007. Au début, j'ai cru à une blague, un canular : le site pourtant était bien sérieux, et expliquait point par point Dominique de Villepin avait une chance de rentrer dans la course. Bon d'accord, le site oubliait de préciser que Dominique de Villepin avait une cote d'amour assez basse, une image désastreuse auprès des couches moyennes et des jeunes, qu'il se trainait une image de respectabilité bon ton très aristocrate qui ne colle pas du tout avec la stature d'un Président moderne (depuis VGE, je crois que la France est vaccinée des Présidents lisses et bien propres sur eux) et que personne ne parierait un centime d'euros sur lui, à moins de six mois du scrutin. Bref, pas très convainquant.

Deuxième approche, un autre soir de Novembre, par l'intermédiaire du Calepin de BeM. Après la lecture de son article sur la catographie de la blogosphère, établie par RTGI. J'ai découvert, en fouillant ce nouveau monde mystérieux et rempli de recoins pittoresques quele dénommé DDV disposait de sa propre petite sphère d'influence au sein du Monde UMP... Tout un symbole pour un homme qui, je dois vous l'avouer sérieusement, me paraissait là pour boucher un trou dont personne ne voulait à l'approche de l'élection. Dominique de Villepin dispose d'un peuple de fidèles soudés derrière lui, quelques (je dis bien quelques, un peu comme "de rares" ou même "d'anecdotiques" une fois comparés à ceux de Nicolas Sarkozy : la liste des liens vers les sites des politiques soutenant Dominique de Villepin se limite à 2 LIENS, dont François Baroin) soutiens politiques vacillants, et une thèse préconstruite qui ferait de lui le nouveau gaulliste.

Pourtant, cette approche gaulliste est contredite par une information découverte par le plus grand des hasards dans un article du journal Capital, numéro 182 de Novembre 2006, page 30, que Dominique de Villepin, avant de devenir membre du gouvernement, aurait fait partie plus ou moins de son plein gré d'un plan d'intrigues mené par Bethy Lagardère, seconde épouse de Jean-Luc Lagardère, pour imposer DDV à la tête du groupe Lagardère, à la place de son beau-fils Arnaud. J'ai longtemps pensé que Dominique de Villepin était un homme politique pur avec une image personnelle de la France, un peu étrange, mais puissante et convaincue. Et puis cette information  a été pour moi comme une douche froide. J'étais tout d'abord déterminé à penser que cette information était un missile téléguidé. Mais maintenant le doute s'est installé... C'était là mon troisième contact.

Enfin, dernière apparition dans les médias, Dominique de Villepin durant l'émission Ripostes, relance une critique voilée de Nicolas Sarkozy, qui ne devrait pas rester ministre tout en étant candidat, que la position du candidat officiel devrait faire l'objet d'une élection primaire, que rien n'était joué au sein de l'UMP. Bref, ambition ou approche objective, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy n'ont pas éteint le feu qui couve au sein du gouvernement comme du parti.

Dominique de Villepin n'est pas un candidat crédible pour la Présidence de la République. Il est un bon gestionnaire, mais un mauvais politique, un mauvais communicant, un mauvais chef de réseau. Il n'est là que parce que personne ne veut prendre la place de Premier Ministre, il est là, parce que son ambition bute sur le niveau supérieur, il est là, parce que son parcours a atteint son apogée, et ne fera désormais que décroitre. Dominique de Villepin ne sera pas candidat en 2007, et quand bien même il se présenterait il ne serait que ridiculisé par une présence inopportune et parasite. C'est là la tragédie d'un homme, il est temps que ce mouvement ne s'élargisse pas à la France, qui souffre déjà suffisamment pour qu'un gestionnaire bouffi d'ambition lui impose sa réussite personnelle. Et cette remarque peut s'appliquer à d'autre candidats...

16:15 Publié dans UMP, la barre à droite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dominique de Villepin, politique, UMP

19.07.2006

Opération Eole et plan Blanc

La température passe les 21°c la nuit à Paris... Je connais un gouvernement qui tremble, et ce n'est pas une question de réglage de climatisation...

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